Assaut 27 - La rage des Assassins
La rage des Assassins, rue des Dames – Montmartre
Jour spécial pour le Club. Le Carto et le Général ont navigué toute la journée en compagnie de la Brigade Fantôme avec une seule idée en tête, les fédérer au Club, gagner leur confiance, ramener ces deux brebis égarées à la bergerie. Pour d’autres, il s’agissait de fêter le mariage blanc de Jean-Marrant, ceux-là – à l’image de Monseigneur Boudin rejeté par le masque reliquaire du Grand Quasimageot – n’ont pas eu la vision Quasimagesque offerte à chacun des Assassins. La journée passe, l’équipe est exceptionnellement invitée à côtoyer les Assassins. Une rapide recharge de boissons au Dia du Butin et nous l’aurons rejoint. Le Général et son fidèle Carto sortent du magasin quand on leur annonce : « J’ai vu passer quelqu’un de votre Club »… Celui qui prononce ces mots n’a encore jamais vu un seul des visages Assassins et pourtant il sait. Il sait parce que ce qu’il a vu déambuler de toute sa magnificience dans les rues de Paris, c’est Quasimageot. Le Général y voit un présage, il faut se dépêcher de rejoindre le Club.
Bruits de fond, début d’ambiance festive, la porte est franchie. Tous les Assassins sont enfin là, au complet. Le cri de joie qui annonce leurs retrouvailles ne laisse pas de doute et glace l’assemblée. Les noms fusent au doux son des rires, « ahahah Général », « ah mon bon Butin », « et le Vino ? », « là, près du cubi », « le rôdeur et le Kamel ! », « il est où ton tee-shirt ? pourquoi mon mec doit arborer ce truc ridicule et toi tu l’as pas ? »… Ah oui, la meuf du Mime est là aussi. Les forces Jean-Maresque se rallient progressivement et la cour ressemble rapidement à un joyeux bordel. Les Assassins sont fiers de se retrouver au milieu de probables recrues ou au moins d’acolytes ! Et le potentiel est là. Pierre le Crevard est là et content. Non loin on peut voir DaroussAssassin et sa timidité légendaire. Gon est là lui aussi ; il regarde tout ça sans vraiment trop comprendre … Le cœur y est mais le Gon est terrassé par la fatigue, ses yeux ne s’ouvrent plus. Il décide rapidement d’aller se restaurer en compagnie de quelques autres complices affamés. C’est parti ! Les Assassins ripaillent à tout va et profitent des 854 bières à disposition. Le Général - mais pas le Carto - profitent de leur avance alcoolisée pour propager une grande ambiance faite de blagues, de poses stylées avec lunettes de soleil et de concours de vitesse d’avalage de biscuits apéritifs en tous genres, généreusement servis par la Butine juste avant d’entendre « Mais arrêt’Eloeuh de tout faire, y vont se servir ! »… L’ingérable regarde cette scène avec dépit, le corps est là mais l’esprit doit être fourré dans une jolie petite féline masquée. Le Butin lance les hostilités, rien à foutre des autres ! C’est l’heure du pré-assaut, et un seul sujet le préoccupe, récupérer la thune des cotiz ! La table ronde est au complet et même Crevax et Darouz participent à la scène. Seul le Rôdeûr préfère parler avec des meufs. L’argent est réclamé, les billets changent de mains. Le Carto fait un léger signe de gauche à droite avec sa tête pour signifier qu’il n’est pas concerné. Le Général se fait railler parce qu’il n’a pas de liquide, il bout intérieurement mais ne le montre pas. Le Butin ne comprend pas pourquoi on a fait un deuxième groupe facebook plutôt qu’une page, tout comme le Vino qui n’en dira pas plus et l’Ingérable dont le seul objectif est de dire le contraire de ce que les gens disent. Le Butin sera finalement convaincu avec l’approbation de Pierre, à qui rien n’avait été demandé. Après la discussion, le Mime s’éclipse rapidement pour changer de tee-shirt et ramener le jeu des Assassins. Il aura effectivement changé de tee-shirt… pas plus. A son retour le Général vient gentiment lui servir un verre de rosé au cubi alors qu’ils sympathise avec la brigade Jean-Maresque. Pour rire, le Général lui verse alors une goutte de vin sur son pantalon, pour rire. Pris d’une rage folle, le Mime décide par un choix malencontreux et stupide de rétorquer en lui lançant au visage une bière remplie… Ni une ni deux le Général saisit immédiatement la première bière qu’il trouve pour se venger. La bataille fait rage au milieu d’une foule ahurie quand soudain sans raison et par-derrière le Rôdeur, par mimetisme puéril, lance lui aussi une bière au visage du Général. Soit disant que c’était sa bière que le Général aurait lancée. Et ? C’était la dernière ? Non, il y en a mille. Alors ? Stupeur. Personne ne comprend ce geste fou mais plusieurs personnes, dont le Colonel, soulignent que ça fait trop de fois qu’il vénère grave des gens du Club. D’avertissement en avertissement, le Rôdeur va toujours plus loin. Le Kamel laisse échapper un « pfff » désabusé en secouant la tête d’un signe qui voulait dire « depuis le temps que je vous le dis que c’est un connard »… Le calme revient grâce à l’alcool et c’est l’heure de décoller. La tâche est ardue, il faut faire décoller 25 personnes d’un coup, d’autant que par une habile manœuvre consistant à inviter deux bonnasses dans leur team de meufs, la Butine et la Butinette parviennent à convaincre le groupe de les laisser venir « au moins pour un bar ».
Chemin, éclatement du groupe, tirage de thune, début d’euphorie du Colonel mais pas du Carto. Le Général, le Colonel, le Kamel et le Vino sont isolés. Qui sait ce qu’il advint des autres ? Le Colonel qui « connaît le chemin » réussit à nous faire faire un détour d’un kilomètre pour bien commencer la soirée. 1er bar et retour en terre connue, après pillage et fléchettes du Mal. Au bar, le Colo vante ses exploits sexuels et après ses 50 meufs du Mal, conclut qu’il existe des meufs vaginales et d’autres clitoridiennes mais que ça veut rien dire car on peut kiffer avec tout. Le Vino est convaincu de ces propos mais précise avec vigueur qu’il a connu une grosse clitoridienne à qui le moindre doigt ne faisait rien… Un brigadier Jean-Maresque tend l’oreille, excité par tant de propos sexuels… c’est le gendarme ! Qui n’a en fait jamais eu son concours et transporte désormais du sang. La vie, putain. Il faut bouger, on vide les bières, le Carto lance les troupes et traîne la masse dans un bar d’une rue adjacente.
Les meufs sont abandonnées comme par magie. De leur propre chef ? L’histoire ne le dit pas. Direction le bar du pote de Carto dans la rue d’à côté. La horde joyeuse arrive et réclame ses shooters en criant. Pendant que le Carto et le Général négocient les meilleurs tarifs pour gogailler la bande, les Assassins se dispersent. Dans la rue le Rôdeur et le Vino ont trouvé de superbes homos admirablement vêtus et très excitants… s’en suit une superbe séance photos qui restera dans les anals (jeu de mot délibéré de la rédaction). L’ingérable est également sur le thème de la photo puisqu’il s’est trouvé un vieux copain américain pervers de cinquante ans qui le prend en photos sous toutes ses coutures, il lui demandera son mail pour « lui envoyer les photos » mais tout le monde aura compris son véritable objectif. La négociation et la réalisation des cocktails prend anormalement du temps, ce qui irrite le Général qui part pisser dans les chiottes du bar. Enervement de courte durée car il constate que les Assassins ont bien stické les lieux, ce qui rend heureux. A sa sortie les shoots sont là et avalés en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. C’est l’heure de se casser mais le Rôdeur se fait malmener par le gendarme et Gon alors qu’il s’apprête à booty shaker debout sur une table avec le casque du dit Gendarme sur la tête… son humeur joyeuses n’est visiblement pas contagieuse. Il abandonne l’idée tout penaud. Devant le bar que les Assassins viennent de quitter la brigade Jean-Marresque tente une ambiance « EVG » en alpagant des meufs tranquilles en terrasse. L’un d’entre eux sera pris d’une joie incommensurable parce qu’il repart avec un numéro de téléphone, probablement faux, écrit sur une serviette en papier… C’est pour lui l’équivalent d’un haut-fait… regard dépité d’un Kamel qui revient de Madrid avec des choses un peu plus puissantes.
Passage par la place de Clicli mais l’impatience gagne les rangs et surtout le Carto et le Vino qui le montrent chacun à leur façon… Pour le premier, la démonstration d’impatience passe par une volonté inébranlable de continuer la carte même si personne n’est là… résultat il disparaît avec le Mime sans que personne ne sache où ils sont et la troupe perd vingt minutes à les chercher. Agacement du Vino qui applique tout simplement la bonne vieille règle dite du « Minuit du Vino ». Impossible à convaincre, d’autant qu’il se trouve à moins d’un mètre d’une station de la ligne 2 qui l’attire comme un aimant. Après 100 appels, ils signalent enfin et les Assassins les rejoignent. C’est le début d’un long périple en passant par le pont au-dessus du cimetière, lieu que choisira Crevax pour pisser et qui lui vaudra son premier sermon du Kamel. Sur le chemin, avec le Général, ils enchaîneront les poncifs habituels qui rassurent les jeunes provinciaux, « Paris c’est cher », « Paris c’est pollué », « Paris c’est nul »… mais « pourquoi t’es là ? », « parce qu’ailleurs y’a pas de travail ». « Ah ok ».
Le prochain bar est signalé par le Carto qui prend son rôle très à cœur. C’est un bon bar à bobooos. Vin rouge au menu. La brigade Jean maresque s’amenuise ; par souci d’économie, financière et d’énergie, certains passent directement au bar suivant gentiment indiqué par le Carto. Les vrais Assassins restent et s’attablent. Un bon vieux « Oh mignonne ! » retentit. Le Butin ne s’est pas trompé, la serveuse envoie du très lourd dans sa petite salopette bien étudiée pour lui donner un air considérablement lascif… Mais le compliment ne lui plaît pas et tout ce qu’elle propose en retour n’est qu’un regard désabusé droit dans les yeux. « Oh ça va sert moi dont tiens » conclut finalement, et du tac au tac, le Butin. Le Carto et le Général discuteront ensuite du lien que pourrait avoir le serveur avec la petite car lui aussi a sévèrement toisé le Butin… il s’avèrera qu’il couche en fait avec elle mais « c’est pas un problème » pour le Kamel qui après une petite conversation avec elle nous explique que s’il voulait… (l’auteur coupe délibérément cette partie du récit que tous les Assassins imagineront facilement). A ce moment le Général omnubilé par les bouchons empilés dans une jarre décide de l’emporter pour le compte de Jean Marrant et s’en va dans la rue avec. Mais dehors, personne… L’ingérable et DaroussAssassin ont disparu sans dire au revoir. Fracas dans le bar, suivi d’un « j’appelle la police ». Le Général revient poser son trophée et comprendre ce qu’il se passe. Une simple blague du serveur après que le Colonel fou de joie dans cet assaut ait brisé son verre par sursaut d’euphorie. Les Assassins s’assoient alors tous ensemble autour d’une table. Dès lors ils resteront bloqués dans leur propre espace temps (la salle de l’alcool et du temps) et alors que 5 minutes semblent s’écouler pour eux, la vraie vie s’écoule 7 fois plus rapidement. Ils profitent de cet interlude spatio temporel pour se redire ce qu’ils se disent systématiquement et oublient à chaque fois, soit tout ce qui concerne leurs vraies vies en dehors du Club… Sûrement qu’à ce moment-là certains ont expliqué ce qu’ils faisaient dans la vie, s’ils ont des meufs, des frères, des sœurs et tout… mais bon nul ne le saura jamais. Lors d’un bref moment de lucidité, décision fut finalement prise de rejoindre les autres au prochain bar.
S’entame alors une déambulation Abbesstiale (comprendre bestiale dans le quartier des Abesses). C’est finalement l’arrivée au Prohibido où la brigade Jean-Maresque à bout de force lutte péniblement devant l’entrée pour ne pas mourir sur place. Les Assassins les saluent et pénètrent avec vigueur dans le bar. Une tournée de cocktails se met à couler. Les chants commencent en parallèle. Pierrot (dit Crevax ou Peyo, tout sera à décider ultérieurement) est particulièrement content de participer à l’Assaut, Il sent son heure venue. Les témoignages se succèdent et beaucoup des Assassins admettent souhaiter le voir dans le Club. En cadeau, le Colonel lui remet la Carte Cell qui honore l’acolyte le plus prometteur, celui qui d’évolution en évolution finit par devenir l’être suprême : l’Assassin. La décision est presque prise, Pierrot est honoré comme un futur membre en attendant que son admission soit définitivement entérinée par le Conseil des pas sages. Le Colonel devient fou d’amour, en exécutant environ 36 déclarations d’amitié et d’amour à ses Assassins. Cette euphorie permet à la brigade jean-Maresque de s’enfuir à son tour sans coup férir. Seul le Gon courageux et loyal, eu la présence d’esprit de prévenir les Assassins de son départ par un vigoureux coup au carreau suivi d’une chaleureuse salutation. C’est l’heure de bouger, direction le rendez-vous des Amis, qui a en vu passer des Assauts, pour le meilleur et pour le pire.
En remontant les rues étroites de la Butte, déchaînement des Assassins, stickages et escalades en tout genre. Un groupe de japonais projette des œuvres d’art sur un mur. Le Colonel leur murmure un Taubira dont il a le secret avant d’escalader la façade de l’immeuble voisin, sans raison apparente. C’est en pleine ascension qu’il est stoppé par une mécréante qui ouvre ses volets et lui hurle dessus d’un cri supersonique qui le décroche immédiatement. Au carrefour Le colonel découvre un tapis qui lui permettra de devenir Alib’Uber et de faire rire la troupe pendant 5 bonnes minutes. Les Assassins avancent en petits groupes pour ne pas attirer l’attention, soudain le Mime découvre un défi à sa portée : soulever les 100 kilos de fonte qui constituent un poteau descellé. Prestation parfaite du Mime qui s’y reprend à trois fois avant de soulever comme une paille ce poteau qui semblait si dur pour lui avant sa transformation en super Assassin. Dans ce même laps de temps la petite troupe surprend le Rôdeur et Pierre courant à toute allure sur le trottoir de derrière. Perverti par le Rôdeur, Pierre l’a suivi dans ce qu’il croyait être un chantier sur cour avant de faire face à un zombie… (la rédaction n’en dira pas plus par mesure de sécurité). La troupe poursuit la montée jusqu’à se retrouver à 50 mètres à peine du bar tant convoité. Mais là les Assassins se rendent compte que leur espace temps a encore frappé et que la vraie vie s’est écoulée à un autre rythme bien plus rapide. Le taulier les croise dans la rue, il les reconnaît et leur annonce d’emblée que la bar est fermé mais sans oublier de leur indiquer une taverne ouverte. Il faut redescendre ce mont gagné après tant de sacrifices. Qu’à cela ne tienne, ce sera en répandant le Mal. 3 marches plus bas, le Colonel fait irruption dans un théâtre vide s’apprêtant à fermer. C’est la folie du Colo, il monte sur scène et tel un gad Elmaleh du Crédit Lyonnais il enchaine les sketches improvisés devant un Kamel et un Général en délire, confortablement assis. Les propriétaires sont fiers de lui mais lui demande de quitter les planches qu’il vient de brûler pour mieux revenir à jeun, un soir de semaine. Encore quelques marches plus loin et c’est une petite place qui s’offre aux assassins. Un groupe de vieux touristes pseudos romantiques du cul chantent de la merde autour d’un guitariste. Les Assassins décident de les accompagner et moins de 2 minutes plus tard, qui paraissent une éternité pour le groupe de vieux, ils découvrent la surprise de la soirée : les cagettes du Mal. Roulades, cascades, la joie est incommensurable et le Kamel filmant ce beau spectacle incite les uns et les autres à porter de vrais coups sur la gueule du Rôdeur. Mais rapidement les cagettes sont réduites en miettes. Le déplacement se poursuit toujours vers la descente. Stupeur, une nouvelle place et de nouvelles cagettes ! Tirant profit de l’expérience précédente, l’instant cascade se professionnalise alors et les Assassins constituent de vraies scénettes tels des Gérard Depardieu de Pigalle. Altéré par les potions qu’ils ont ingurgités, ils se voient déjà tout droit propulsés à Cannes et son très fiers de leur talent. Mais la faim les tenaille et ils doivent s’interrompre et poursuivre leur route vers le grec du Mal, ou « le plus mauvais grec de Paris » mais toujours ouvert. C’est le lieu du crime de Pierre le Crevax, le début de la légende, la naissance d’un Assassin. La troupe se sépare pour aller manger ses grecs dans divers endroits de la place avant de se réunir pour acter tous ensemble la fin d’un nouvel Assaut mémorable !
Longue vie aux Assassins, longue vie à Quasimageot
Colo