Assaut bordelais date inconue
Date inconnue, probalement juin 2020
Bar 1 | Les frères Cailloux (dit aussi frères caillouquettes)
Nous partîmes avec Sofion, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes trois mille en arrivant au bar. On retrouve le Butin en terasse accompagné de son pitchoune, Hector aka Heki. Le petit est très excité pour son premier assaut. Pavannant et gambadant sur la place Cailhau, les daronnes s’arrêtent pour le câliner. Il apprend encore à utilier son corps et ses gestes incertains ainsi que ce qui les fait toutes craquer ainsi que sa crinière blonde.
Le colo se joint à nous avec sa célèbre boite à meuh. Ni une, ni deux, Butin l’attrape et enregistre “Voulez-vous sucer mon père ?”, puis il donne la boîte à Heki et le relâche dans la nature.
Un peu plus tard dans la soirée, alors que Heki est dans les bras d’une daronne à l’autre bout de la terasse, le butin lui crie “Non pas celle la, elle est moche”. Plusieurs confinements, #metoo et #balancetonproc n’ont pas eu raison de lui. Sofion blémit tant il est estomaqué par l’audace de cette tirade.
Ereinté par cette débauche d’énergie, le petit commence à pleurer. Il faut se rendre à l’évidence, il est l’heure d’aller se coucher pour lui. La butine étant partie en séminaire d’entreprise, le butin est tout seul ce week-end pour s’occuper du petiot.
Bar 2 | La Comtesse
Bar intimiste et cosy, lumière sombre et tamisé, ambiance feutrée, intérieur rococo, déco rétro monarchique, bref l’endroit parfait pour un bobinard ou un club échangiste.
Excellent mobilier donc mais petit bémol sur les chaises en terrasse peu confortables! Ca tombe bien on n’a pas prévu de rester longtemps.
On commande rapidement nos cocktails. Mais une fois serv, on constate qu’en plus d’avoir des noms bizarres (Baron rouge !?) ils sont très sucrés et trop colorés. Pas grave on n’est pas ici pour la qualité des boissons. Quand même certains se plaignen d’un prix exhorbitant pour des glaçons et du sucre. Pas totalement faux.
Beaucoup de passage. On discute pour se donner de la contenance mais surtout on se rince l’oeil sur les mignonnes qui passent dans cette rue piétonnisée et bondée.
Bref un canon vite bu, un bar vite vu et vite oublié.
Bar 3 | L’Appolo bar
Touristique mais hipster. Bar bondé, musique à fond. C’est le moment que choisit Marie, la généralesse, pour arriver.
On commande de la boustifaille. Frites surgelés, saucisson gras et mous. On a tellement faim qu’on défonce le plat. La serveuse, plus prompte à nous débarrasser qu’à nous servir, me lance “Il a bien mangé le grand garçon”. “Veille morue” lui répondis-je (intérieurement). Surtout que les boissons ne sont toujours pas là.
Le Vino arrive dans une euphorie certaines après moult péripéties dû à ses travaux de déménagements. Il a dû déménager sa famille chez ses parents pour les préserver des odeurs de peinture. Il arrive sur son fixie de bobo. On l’entoure, on crie, on chante, on danse, on est heureux et tout emoustillé par sa présence. Quel bel homo refoulé ce Vino!
Bar 4 | Place Meynard
La sangria m’a mis tellement mal que j’ai tout oublié de ce bar.
Un pichet de sangria trop sucré et trop rapidement consommé m’a fait oublié tous les évènements.
Mon seul souvenir c’est que pour rattraper son retard, le Vino a commandé 2 pintes de chouffes puis les a bu d’une traite ce qui aura de lourdes conséquences pour la suite de la soirée.
J’ai retrouvé des notes que je vous balance telle quelle sans contexte.
Lors d’un rap improvisé “Vino il a un beau timbre” lance un assassin (ça ressemble à du Sofion)
“Qui veut passer la main sur ma cuisse? Pour se prouver que c’est agréable” (ça ressemble à du Vino)
Bar 5 | Il teatro
Après une longue marche, je retrouve peu à peu mes esprits. On rejoint le bar final: Il teatro.
On part commander au comptoir avec le colo. Il insiste auprès du serveur pour avoir son vin blanc dans une pinte de bière. Mais le serveur persiste l’ignore totalement et le sert dans un verre à ballon. Il nous raconte ensuite foultitude d’anecdotes sur des serveurs parisiens infoutus de mettre 2 verres de blanc dans une pinte ce qui le rendait fou de rage dans son ancienne vie. Mais il nous assure qu’ajourd’hui, il a changé. On est prié de le croire.
Antoine caresse tout doucement le crâne lisse de Samy et s’exclame : “Ah! On dirait la chatte de Marie”. “Très classe Antoine” lui répond la généralesse, qui n’a sans doute pas assez bu pour passer outre cette comparaison pourtant flatteuse. Saisissant la balle au bond, le colo se lance dans une comparaison européenne des odeurs de schneks. “La belge elle sent le fromage, la lettone le tarama, la norvégienne le saumon, la hongroise le goulash etc.”.
Emporté par une audiance hilare, il enchaîne sans transission sur la célèbre anecdote du collègue breton qui voulant saluer son boss manchot lui arrache un faux bras en silicone. Je ne vais pas la raconter ici car elle a été développé déjà mille fois dans d’autres compte-rendu d’assaut.
Ensuite le serveur nous engueule car on fait trop de bruit. Il vient nous dire que les voisins de table ne s’entendent plus parler. Il est plus d’une heure du mat donc c’est pas les habitants du quartier qui l’inquiète le plus dit-il. Grand blanc. On n’ose plus rien dire pendant 30 secondes. Puis Vino vient briser la glace, regard perdu et vitreux: “c’est à nous qu’il parle lui ?”. Mais il est tellement bourré que le serveur est déjà parti depuis au moins 30 secondes. 30 secondes c’est le temps qu’il a fallu à son cerveau pour réceptionner le message et en sortir une réponse cohérente. Il est presque minuit, 2 pintes de chouffe et 2 doubles wiki cola ont eu raison de lui. Il s’eclipse pour aller vomir au bout de la rue. Le général va le rejoindre pour s’occuper de lui et donner de l’eau en ambondance.
Il revient blanc comme un linge, s’assoit, commande illico un demi qu’il boit cul sec pour se remettre en jambes.
Ensuite il tente de lancer un débat électoral avec les passants : “Tu votes pas pour Renaud Muselier toi?”.
Après avoir déchargé sa bile, il veut maintenant nous emmener sur les quais de la palutade à la Plage (boite de nuit, lieu des exploits de sa jeunesse). Une marche aussi longue serait fatale pour la soirée et de toute façon plus personne n’en a l’envie.
Inquiets de son état, Samy lui propose de l’héberger: “Viens dormir chez moi, y’aura du sexe mais pas de consentement”.
Avec plus de bienveillance, Sofion rénchérit. Petit A, tu dors chez Samy et tu te fais éclater la rondelle. Petit B tu rentres chez toi et tu t’éclates la gueule en vélo. Petit C, on prend un taxi et tu dors sur mon canap pépère.
“Très bon plan C mais ça sera B pour moi” lui répond du tac au tac un Vino qui a retrouvé de sa verve.
On hèle le voisin en lui disant qu”il ressemble à Pierpoljak. Pas du tout, répond-il du tac-au-tac, je suis Romain Duris. Pas habitué à être contredit, on lui dit qu’on l’appelera quand même Pierpoljack même si c’est vrai que ce con ressemble bien plus à l’acteur.
Il est tard et c’est l’heure de dire au revoir à cette gentille petite soirée. Vino titubant sur son vélo nous lance “Au revoir et faites attention à vous en rentrant”
En écrivant le CR, je me fais la réflexion qu’il n y’a pas eu de minuit du Vino ce soir.