Assaut 15 - La vaillance des assassins
Compte-vomi de l’Assaut XV - Château d’Eau
Préambule: un passage a volontairement été passé sous silence, je n’ai pas envie que certaines choses se retrouvent clairement sur Facebook. Je suis certain que vous comprendrez.
Dans la tête du Rôdeur.
“Où les Assassins découvrirent que plus les verres passaient, plus l’importance de l’identité des individus avec lesquels le Rôdeur interagit diminue (tout comme ses souvenirs), et où plus la problématique majeure se transforme en ‘Quelle connerie vais-je bien pouvoir faire, est-ce que je risque de mourir ou de tuer quelqu’un, comment vais-je trouver un bout de canapé sûr, et comment ne pas avoir mal au crâne demain ?’ “
Vendredi 27 juin, 20h, le rendez-vous est fixé. Le Rôdeur travaillant loin de Paris, il sera en retard. Cela lui donne une bonne excuse, car il est toujours en retard, mais là, il est occupé à faire avancer la France, et à rattraper les conneries de son binôme au boulot. Ce héros.
Cet Assaut est différent des précédents, car le Général a casé son déménagement le lendemain (le fourbe), et a besoin de main d’œuvre. Mais heureusement, le Général est un homme bon. En effet, il offrira à ses troupes alcool et victuailles, ainsi que douche et canapé au Rôdeur. Et ça, c’est vachement sympa.
Le Rôdeur doit donc organiser sa logistique pour enchaîner au mieux ces 24 heures hautement chargées en testostérone. C’est pourquoi il trouvera un moyen d’embarquer une brosse à dents et un vêtement capable de contenir un tee-shirt, étant donné qu’il va recevoir son nouvel équipement quasimagesque et ne tient pas à se balader torse nu dans le RER, offrant ainsi à tous la vue de son poitrail velu et viril, mais aussi trop nounours qui en dégoûte tant et en fait craquer certaines. N’ayant pas la clairvoyance du Butin, il n’imagine pas embarquer un sac à dos avec lui, sachant pertinemment qu’il sera oublié dans un bar quelconque. Il veillera également à choisir des baskets que le Kamel ne connait pas, car tous deux présentent une sexualité douteuse (bien que certaine pour eux), au vu du nombre de paires de baskets qu’ils possèdent, et de la connaissance qu’ils en ont; il faut que ces baskets ne craignent plus rien afin d’affronter le déménagement à venir. Passant sur cette parenthèse cristinacordulesque, le Rôdeur grimpe dans le RER.
Là, il se décide à appeler le Général pour lui demander où se situe le lieu de rendez-vous, et se fait copieusement insulter par ce dernier lorsqu’il lui dit qu’il approche Gare du Nord. Mais ce pitre de Général ne savait pas que Gare du Nord était le premier point de chute possible pour le Rôdeur au vu de sa ligne de RER. Il lui donne donc rendez-vous cour des Petites Ecuries, soit juste à côté de l’endroit où il est en cours avec Le Mime, et où tant de litrons de bière ont été vidés dans la bonne humeur.
Le Rôdeur se prépare à devoir attendre ses comparses trois bons quarts d’heure, comme à chaque Assaut, mais que nenni ! Les vaillants gaillards sont déjà présents au Tribal Café à son arrivée, pinte de Kro à la main ! Le Rôdeur a été médisant, et en est bien content. Tous sont là, y compris le Président, et Jean-Marrant, membre de la brigade fantôme. Après ce moment chargé en émotions, le Général remet au Rôdeur son badge ainsi que son uniforme de combat, qu’il lui somme d’enfiler dans les plus brefs délais. C’est ainsi que notre héros se retrouve à faire la queue dans des toilettes bondées et moites pour enfiler son tee-shirt tout neuf; il en profite également pour évacuer le surplus d’urine qui l’incommodait “tant qu’on y est”. “Toi tu fais du M ? Tu vas être mignon, moulé dans ton petit tee-shirt ! Tu dois faire du L ou du XL toi !” lui dit le Mime. Que nenni. La coupe est parfaite, le Rôdeur n’a pas eu le compas dans l’œil.
La fête débute, la fête est belle, tout le monde semble de bonne humeur. L’absence du Warrior suscite quelques interrogations, mais est au final une belle leçon de vie, parce que les Assassins se disent qu’ils lui ont fait confiance trop vite, que la confiance se gagne en gouttes et se perd en litres, lol ❤ !! Non en fait, on se dit qu’on a un peu chié dans la colle, et qu’il a plutôt intérêt à se pointer s’il veut réintégrer le groupe.
Le Rôdeur se fond tour à tour dans les discussions, avec le Kamel, très discret, mais qui porte de superbes Air Max, et à qui il fait remarquer qu’elles sont très très largement inspirées du modèle dessiné par Grems, ce génie. Si les lecteurs ne le connaissent pas, un coup de Google est plus que recommandé. Il fait également la connaissance de Jean-Marrant, en pleine discussion avec le Mime, et apprend par un résumé concis de la part du Mime que la profession de Jean-Marrant est un travail de grandes personnes, et que par conséquent, Jean-Marrant est une grande personne. Mais lorsque Jean-Marrant demande au Rôdeur son âge, sa réaction en l’apprenant ne se fait pas attendre “Et vous avez vécu 20 ans ?”. Oui, Jean-Marrant a sorti la citation d’ouverture du morceau “20 ans” d’ATK, sorti en 1998, et le Rôdeur l’a relevé. On commence à taper dans le côté nerd du rap, le Mime est ahuri. Il est temps de changer de sujet de conversation.
Le Rôdeur se retourne alors vers le Général, qui se moque de sa veste (pourtant pleine de swagance, et permettant de contenir un tee-shirt et une brosse à dents), ce à quoi le benjamin de la bande (rien à voir avec l’Ingérable) lui rétorque qu’il n’a pas de leçons à recevoir de la part d’un nabot dégarni. Enhardi de courage, il sourit fièrement, et le Butin le défie. Le Rôdeur aime bien le Butin, donc il l’écoute attentivement: il lui demande de s’asseoir dans le caniveau avec quelques jeunes demoiselles afin de réaliser une photo. Le Rôdeur se dégonfle honteusement par manque d’alcool, il le regrettera.
Sous l’impulsion du Cartographe, qui avait tellement manqué lors de l’Assaut à Bastille, les Assassins se dirigent vers le bar suivant, et s’attablent. Les pintes de Blanche-citron sont commandées sans que l’on ne sache pourquoi, mais tant mieux, elles se boivent aisément pendant que le Rôdeur raconte ses histoires de cœur et de cul au Mime, au Vino et au Carto, alors que le Kamel balance des citrons un peu partout, et se dégonfle au moment de verser de l’eau dans la pinte du Colonel, ou de l’Ingérable, il ne sait pas, il ne sait plus, la première pinte commence à faire effet.
Les pintes vides, une poignée de valeureux guerriers se dirige vers les toilettes. Il y a un chiotte et une pissotière, le Mime a besoin de faire la grosse commission semble-t-il, pas le Rôdeur, il s’empare donc de la pissotière, pendant que le Mime (ou le Vino d’ailleurs ?!) attend patiemment que l’occupant des toilettes les libère. C’est avec stupéfaction que le Rôdeur s’aperçoit que l’intrus n’était autre que le sosie officiel de Yannis Philippakis, chanteur de Foals, groupe ô combien parfait. Plein d’entrain, il demande alors au Mime/Vino de laisser Yannis se laver les mains. Une demoiselle assiste à la scène et semble paniquée. Avec tout le soin que peut avoir un Rôdeur à deux pintes, il se charge de la rassurer calmement et galamment, nous ne sommes pas des sauvages.
Le groupe fait donc route vers le bar suivant, en face. C’est le moment choisi pour réaliser des photos collectives, Jean-Marrant sera aux manettes. Pour une raison qui lui échappe, le Rôdeur enlèvera son tee-shirt, laissant apparaitre un dos que le Givré qualifiera à juste titre de nestorburmesque. A peine entrés dans le bar, les pintes sont commandées et vidées. Un baby-foot est présent, ce qui laisse place à un affrontement entre le Butin et le Président d’une part, et le Mime et le Général d’autre part, le tout sous la tendre férule de Jean-Marrant et du Cartographe. Pendant ce temps, le Rôdeur n’a aucune idée d’où ont pu passer le Kamel, le Vino et l’Ingérable. Peut-être rodent-ils ? Peut-être fument-ils ? Peut-être commandent-ils ?
En tout état de cause, l’alcool aidant, le Rôdeur décide de justifier son statut, et s’échappe avec la bière qu’il n’a pas encore vidée. Au détour d’un coin de mur, il trouve un passage souterrain et s’y engouffre précautionneusement. Ses camarades ne savent pas où il est, comme toujours. Il convient d’éviter de décéder. Surtout avec une pinte pleine. Pas à pas, le Rôdeur descend les marches, s’enfonçant peu à peu dans les entrailles du bar. C’est alors qu’il découvre un panneau portant la mystérieuse inscription “Toilettes”. Par principe, il remonte donc annoncer sa découverte à ses alcoolytes (savoureux mélange d’acolytes alcooliques), à qui cela en touche une sans faire bouger l’autre. A juste titre en fait, eh ouais, t’as suivi les panneaux “toilettes”, tu veux une médaille, Rôdeur ? Allez, va chercher bonheur.
Ne souhaitant pas rester sur pareil échec, le Rôdeur poursuit son exploration, et sort par l’arrière du bar vers ce qu’il surnomme le “Passage de Shalimar”, ruelle dans laquelle se massent sur cinquante mètres, près de trois cents soixante-seize restaurants indiens, chacun employant un rabatteur, dont la mission est de faire entrer le chaland dans son antre. Bien qu’alcoolisé, le Rôdeur n’est pas dupe, et ne se fait pas embobiner plus d’un petit quart d’heure par le jeune pakistanais moustachu à l’entrée du restaurant. Malin, le type. Il rebrousse donc chemin, et croise un mec qu’il avait croisé un bar plus tôt, ou aux toilettes, enfin il le connait de visu depuis quelques minutes et quelques grammes, c’est donc son pote. Il lui souhaite une excellente soirée, et lui dit que s’il veut manger du poulet et du riz, il n’a qu’à continuer tout droit, et céder aux sirènes des rabatteurs.
Le Rôdeur retourne donc dans le bar, mais ne raconte pas son expérience à ses comparses, parce que lui-même l’a trouvée naze. Il va en terrasse avec le Vino, le Kamel, et l’Ingérable. Ceux-ci discutent, et se font potes avec le videur super cool du bar. Le Rôdeur ne se rappelle plus pourquoi, mais le videur, en plus d’avoir un nom complètement vintage avait une bonne mentalité, et leur a peut-être même claqué un high-five. Le Vino demande alors au Rôdeur s’il fume, celui-ci lui répond que non, qu’il a une aversion particulière pour la cigarette. Il lui propose donc de tirer sur sa clope. Le Rôdeur repense à une citation lue sur Bashfr quelques temps auparavant. Celle-ci disant que jadis, afin de savoir si une idée était bonne ou non, les perses en débattaient sobres, puis bourrés. Si elle était bonne dans les deux cas, alors elle était validée. Le Rôdeur était déjà bourré, il se dit que l’idée à laquelle il songeait lui paraissait bonne dans son état, et qu’on verrait bien le lendemain si elle est toujours aussi bonne en portant des meubles. Il accepta donc de tirer sur la clope du Vino.
Dans un instinct de survie remarquable, il n’avala pas la fumée, se disant que, comme pour le sexe, il faut y aller progressivement, faire des préliminaires, ce n’est qu’après que l’on avale. La première bouffée se passe bien, il avale donc la deuxième. Rendant la cigarette au Vino, il commence à tousser, se courber en deux, et s’éloigne tout penaud, à moitié en train de mourir, et avec un mal de crâne. Il en a la confirmation: il n’aime pas la clope, cette piqûre de rappel était une excellente idée, et elle le demeurera lorsqu’il réfléchira une seconde fois à la question après avoir décuvé.
Le Vino s’enquiert alors de son état de santé, et commence à discuter avec lui, devant un immeuble.
Un couple en sort, et notre Rôdeur dit au Vino “Putain on rentre”. Ni une ni deux, le Vino tend la jambe pour bloquer in extremis la fermeture de la porte, et les deux amis pénètrent dans l’immeuble. Ils s’engagent dans l’escalier, et montent au dernier étage. Là, une lucarne se présente devant eux, et une échelle est postée contre un mur. Dans un élan de lucidité, le Rôdeur lâche un “bon, on y va ?”, et poste l’échelle contre le mur, l’escaladant pour atteindre la lucarne. Le Vino assure pendant ce temps sa survie en maintenant l’échelle stable. Une fois en haut, la lucarne s’ouvre, mais pas assez pour permettre de la maintenir ouverte, ni permettre le passage de 84 kilogrammes de muscles et de poils. Il faudra donc rebrousser chemin en faisant attention à ne pas lâcher la lucarne, lourde d’une bonne quinzaine de kgs, afin de ne pas terminer comme Louis XVI. Le Vino et le Rôdeur referment précautionneusement la lucarne, et rangent l’échelle afin de ne pas laisser de trace de leur passage. Ce sont des parties communes, pas un domicile, mais ils respectent le lieu de vie de ces gens. Déçus, il redescendent les six étages par l’escalier, et vont soulager leur vessie.
Pendant leur affaire, le Rôdeur se retourne, ses yeux brillent. “Eh mais… Ce ne serait pas un échafaudage ?”, “C’est pas du tout une bonne idée..” lui répond le Vino “Justement.”.
Quelques photos et un coup de fil du Mime, son grand frère, plus tard, les Assassins sont de nouveau regroupés pour aller manger le traditionnel grec de minuit. Durant leur repas, le Colonel, l’Ingérable et le Butin, armé d’un petit drapeau français commencent à hurler des slogans patriotiques, bien qu’énoncés au second degré. Dans l’absolu la performance est notable, mais tous les occupants du kebab n’étant pas forcément réceptifs à ce genre d’humour, et beaucoup moins éméchés que nos amis, le Cartographe décide avec raison qu’il est temps de partir. Devant le grec, un dilemme. Le Carto demande de suivre la carte, et un autre Assassin (peut-être le Kamel ?) propose un autre bar. Le Rôdeur insiste donc auprès du Président pour qu’il tranche, et que merde, le Carto a un rôle, on ne va pas le démettre de ses fonctions, bordel. Sans trancher, c’est à ce moment-là que le Président mettra les voiles.
La mémoire du Rôdeur lui fait défaut à partir de ce moment, mais il se revoit déambuler dans les rues avec ses amis, notamment avec l’Ingérable, qui lui pique le tuyau d’aspirateur métallique qu’il avait récolté et trainait depuis quelques centaines de mètres. L’Ingérable se mit alors à faire la même chose, et son action fut saluée par le Général et le Givré, ce qui rendra le Rôdeur chafouin.
Mais pas pour très longtemps, puisqu’en composant “1418A” il parvint à pénétrer le cour d’un autre immeuble, suivi de près par l’Ingérable, comme ce fut le cas lors de son Assaut de baptême. Ils parviendront en haut de l’immeuble par un escalier en colimaçon extérieur, puis descendront par l’ascenseur, croisant à l’arrivée une famille bien sous tout rapport, mais dont le père demandera à l’Ingérable “ce qu’il fait, espèce de petit bâtard”, pendant que tout le monde se dispersait dans le plus grand calme.
Continuant sa route avec les Assassins, le Rôdeur repère de nouveau une cour d’immeuble complètement libre d’accès, et s’y rend donc, suivi bientôt par presque toute la bande. Il ne se rappelle cependant pas de tout ce qu’il s’est passé, même si pas grand chose au final, il n’a que des flashs du Mime qui lui fait peur, l’Ingérable avec sa lanterne, un diable, des palettes, une cabane impossible à escalader… Il ressortirent donc, et le Rôdeur croisa la route d’un énième immeuble.
Il put rentrer aisément dans celui-ci, car la porte était grande ouverte, c’est alors qu’il grimpa au sommet. Là-haut, le couloir était sombre, les lumières cassées, le silence était total, excepté les lattes de parquet qui grinçaient, mais impossible d’aller plus haut. L’atmosphère était glauque, on aurait dit le squat de Zaz, le Rôdeur eut peur qu’elle lui saute à la gorge après un cubi de Villageoise. Il continua à déambuler, et tomba sur un autre escalier qu’il descendit, et se retrouva à descendre d’un autre immeuble que celui par lequel il était monté. Perdu, il commença à se demander où était le reste de la troupe, mais bien heureusement, il tomba sur le Colonel !
Entretemps, un bar a été éludé, celui dans lequel deux tournées de shots vodka/menthe furent commandées, car il ne s’y est rien passé de particulier, et que le Rôdeur ne parvient plus à déterminer à quel moment chronologique cet évènement est survenu précisément. A noter l’arrivée d’un autre membre de la brigade fantôme au crane dégarni.
Arrivant dans le troquet suivant, les Assassins se mettent en terrasse, commandent, et le Rôdeur et le Kamel discutent avec le couple de la table d’à côté, qui a bien l’âge d’être leurs parents. Une fois que le Rôdeur eut été bien relou avec eux, ils rigolent, et s’enfuient. C’est alors que notre héros demande si c’est une bonne idée d’escalader un réverbère. Devant le battement testiculaire général, il se dit qu’il va y aller, et escalade. Il n’y a bien sûr rien à faire, mais ses compagnons le somment de décrocher les petits drapeaux suspendus par la municipalité. “Pas de cela chez nous”, répondra-t-il, “nous ne dilapiderons pas l’argent de nos concitoyens !”. Il sauta alors d’un pas félin du réverbère, se réceptionnant sur le pied, et s’explosant la voute plantaire, détail qu’il ne remarquera que le lendemain au petit matin, après avoir décuvé. Il s’aperçoit que le Vino a encore mis les voiles sans prévenir, lui passe un coup de fil, et l’engueule. Suite à quoi, les hauts-faits sont établis sur la carte.
Le Rôdeur demandera deux semaines plus tard au Général le numéro de téléphone du Carto afin que celui-ci lui adresse la carte, histoire de se rafraichir la mémoire, mais il ne récoltera que le MMS d’un majeur dressé.
C’est pendant ce bilan de la soirée que le Général demandera quel fut le haut-fait du Kamel, et que le Rôdeur lâchera d’une traite “le Kamel ? Mais il se branle la nouille sur ses Air Max neuves depuis le début de la soirée, il n’a rien fait, c’est Kamel Walou le type !”, provoquant l’hilarité générale.
C’est alors que, n’ayant pas rôdé depuis un moment, le Rôdeur décida de justifier une nouvelle fois son patronyme, et il partit arpenter le quartier. Il tomba sur le bar “35 Tours” qu’il connaissait déjà, et parla un peu avec le barman, fan de vinyles, comme lui. Le Rôdeur lui expliquera qu’il est le Rôdeur, et lui introduira le concept du club, suite à quoi le tenancier lui versera un shot de rhum arrangé à la vanille de Tahiti, et en prendra un également, parce qu’il adore le concept, et qu’il est fier de servir un Rôdeur.
Une fois de plus, le reste du groupe téléphone à ce diable de Rôdeur afin de le retrouver, il commence à être chiant. Le Rôdeur se met donc en quête de retrouver ses amis, mais il n’a jamais eu la moindre once de sens de l’orientation, alors bourré et de nuit, cela va s’avérer difficile. Heureusement, le Rôdeur est toujours plein de bonne volonté, et pour ne pas les faire attendre davantage, il se décide de partir en courant, sa pinte à la main, et son shot dans l’estomac. Il croisera alors deux jeunes filles, et parlera avec elles, sans la moindre arrière pensée. Ce n’est qu’après avoir rebroussé chemin qu’il se dira “mais… mais… je suis con moi !”. Bros before hoes, il continue sa course en quête du reste de la troupe, qu’il n’aperçoit pas.
Il faudra un “Heeee Rôdeur” du bienveillant Ingérable pour qu’il arrête sa course après avoir dépassé les Assassins goguenards, qui le regardaient courir, sa pinte à la main.
Le Rôdeur narrera alors son escapade au groupe, et le Général lui dira “T’as eu un shot gratuit, tu veux une médaille ? Tout le monde peut en avoir !”. Le Rôdeur lui demandera alors de s’exécuter, chose qu’il fera, parce qu’il faut bien prouver qu’il est un bonhomme et qu’il montre l’exemple. Il demande alors au barman un shot gratuit.
Une fois sa pinte de Charette tiède pur servie, il n’eut d’autre choix que de la boire, dans la plus grande des douleurs.
C’est sur ces entrefaites que le groupe se séparera, alors qu’il restait encore des métros. Le Rôdeur prendra la direction de la tanière du Général, et au bout de cinq stations, il se dit qu’il prenait la 4 dans un sens qu’il ne connaissait pas, et que par déduction, c’était le sud, et qu’il n’avait donc aucune idée d’où il allait. Discutant avec le Général, un couple entre, et ils commencent à discuter tous les quatre, pendant que le Général fait soudain remarquer que le voisin du Rôdeur ressemble à Jim Carrey. Voilà un bon sujet pour introduire la conversation, mais en fait non. La discussion se poursuit entre le couple et nos Assassins, quand la fille commence à s’emporter un peu, mais gentiment. Le Rôdeur lui signifie qu’elle a tort, et que Jim Carrey ici présent est d’accord, ce à quoi Jim acquiesce.
Descendant du métro, le couple leur souhaite bonne chance pour déménager la machine à laver, et les Assassins se mettent en quête de l’appartement. Le Rôdeur n’a aucune idée d’où il est, ni de comment il s’est retrouvé dans le salon du Général, mais il y est, il va pouvoir dormir. Le Général, grand prince, insiste pour déplier le canapé convertible, le Rôdeur lui dit que ce n’est pas la peine, il peut dormir n’importe où (ce qui est vrai, au demeurant). Qu’à cela ne tienne, le Général force et pète le clic-clac.
Chacun part donc se coucher, le Général avec la Générale, et le Rôdeur avec sa cuite. Alors qu’il s’allonge, il s’entend dire “oulala, ça tourne beaucoup”. Il décide donc d’ouvrir la fenêtre, histoire de ne pas dégobiller sur le canapé, ni sur lui-même, se remémorant l’histoire de Jimmy Hendrix. Ca serait con, il ne sait même pas jouer de guitare. Et puis le Général déménage dans 12h, mais c’est pas une raison, un peu de respect, merde. L’esprit rafraichit, il se posera sur le canapé, et s’endormira ensuite paisiblement.
Le Rôdeur