Assaut inter Madrid
Compte-rendu d’Assaut International
- Membres présents: le Général, le Colonel, le Caméléon, le Butin, le Rôdeur Lieu: une capitale ibérique quelconque
- Date: 14/05 - 17/05
Troisième assaut international pour les Assassins, après Bruxelles et Prague. Cette fois-ci, c’est à Madrid qu’ils opèrent. Le Général, le Colonel, le Caméléon et le Rôdeur s’envolent le jeudi matin avec Ryanair, tandis que, par souci de praticité, le Butin les rejoindra dans la soirée, après avoir pris un TGV Paris-Bordeaux, puis un covoiturage Bordeaux-Madrid.
Premier jour
Les premiers Assassins à se réunir sont le Colonel et le Rôdeur, le second étant hébergé chez le premier. Après une nuit passée dans son lit pour l’hôte, et une nuit passée par terre pour l’invité, les deux comparses se dirigent vers le point de rendez-vous: la station de départ de navettes Ryanair, reliant Porte Maillot à Beauvais. Il n’est même pas 6h du matin, il fait froid, et la perspective de savoir qu’à l’arrivée il fera 30°C rend le Rôdeur chafouin.
Le Kamel est déjà sur les lieux, présent et ponctuel, comme à chaque Assaut International. Il est fiable, ce petit con (on est potes). Le rdv est fixé à 6h10, le Général arrive donc à 6h30, à cause de sa “gastro de combat”. Une analyse plus poussée permettra de déterminer que les litres d’alcool consommés la veille ont certainement leur part de responsabilité dans cette maladie foudroyante.
Forcément, ayant averti ses compagnons de sa gastro, le Général tient absolument à leur coller deux bises chacun, pour être certain qu’ils passent un week-end de merde. Comme si le fait de le passer à Madrid n’était pas déjà suffisant.
Les tickets sont achetés, la troupe croise un groupe de jeunes hommes qui fêtent un enterrement de vie de garçon, l’un d’eux étant vêtu d’une combinaison jaune fluo. Les mecs qui n’ont pas compris qu’il n’est pas nécessaire de se déguiser en beaufs pour se torcher la gueule. Ils pourraient être marseillais, tiens. Passons.
La navette arrive à 7h56, heure parfaite pour manger un sandwich jambon-fumé/fromage de chèvre, d’après le Rôdeur.
Les contrôles de sécurité sont passés haut la main par tous les Assassins, sauf un, le Rôdeur, qui ramène tout à lui, comme à son habitude. La douanière lui demande d’ouvrir son sac à dos, et vide toutes ses fringues, dont des sous-vêtements sales, pour constater que finalement, aucun pitbull n’y était caché. Une fois le bordel étalé sur la table, le Rôdeur range son sac, y compris le caleçon sale avec des cœurs dessus. Alors qu’il s’apprête à rejoindre ses frères, il est gratifié d’un “Hé ! C’est à vous les chaussettes là ?” par la douanière, tandis qu’elle lui tend au vu de tout le monde ses chaussettes sales, qu’elle avait faites tomber dans la machine à rayons X.
Après avoir pris une collation des plus sommaires, et le So Film avec Jean-Luc Groderche en couv’ pour le Kamel, il est l’heure d’embarquer. Les paris vont bon train sur la venue du Butin ou non. “Il va venir”, “Il va pas venir”, “Il est déjà là-bas, il nous fait une surprise”, “Elle est pas mal la Butine”, “Il va encore arriver à minuit, tu vas voir”, etc, etc.
8h08: première blague sur les juifs.
L’avion décolle. L’avion vole. L’avion atterrit. L’avion roule 8 heures sur le tarmac, tant et si bien qu’on se demande s’il n’a pas pris l’autoroute pour rallier l’aéroport. Les Assassins arrivent à l’aéroport.
11h56: première blague sur les camps de concentration.
Fraîchement débarqués de l’avion, les Assassins racontent des conneries. Le Colonel raconte que dans l’avion, il a croisé une fille qu’il avait baisée, mais il ne se rappelle plus de son prénom, et elle est moche, donc il n’a rien dit. Mister Lova Lova.
Une heure dans le métro plus tard, les compagnons découvrent l’auberge, au beau milieu du quartier gay. C’est donc ok pour eux, et complètement #nohomo.
Le check-in se faisant dans l’après-midi, ils en profitent pour aller se balader, et se sustenter. Sur la route, une dame enceinte, au ventre apparent et dont les trains rappellent largement Sitting Bull croise le chemin des Assassins. “J’ai toujours voulu fourrer Geronimo enceinte, pour moi ce sera oui !” beugle le Colonel.
Finalement, ils s’attablent en terrasse, commandent des bières, et se font aborder par pas moins de huit vendeurs à la sauvette durant la dégustation de leur bière. A noter la diversité de l’offre proposée: lunettes de soleil, colliers, petites Tour Eiffel et mouchoirs sont de la partie. Après avoir ingurgité des tapas gras, il est l’heure de se cultiver et d’admirer des toiles de Picasso et Dali. Il faut savoir que le Général prend cet Assaut pour un week-end en couple, et fait avec ses acolytes tout ce qu’il aurait fait avec la Généraleuse. Absolument tout.
Tout le monde se met en route vers le musée Reina Sofia, au rythme des “j’aime pas les musées moi” du Rôdeur. Autant à Prague, le musée Kafka était kafkouilles (remember, le Colo était allé détrôner Mobutu au McDo pendant ce temps), autant le musée Picasso est Picasse-couilles. Mais en fait, seul le début est chiant, après, quand y a les tableaux de poulets qui pètent, c’est mieux.
La mission “culture” est remplie, il est temps de rentrer à la base.
A l’auberge, le Rôdeur va récupérer les sacs à dos de tout le monde, ceux-ci étant stockés dans une espèce de petite cave, tant que la chambre n’était pas disponible. En y entrant, il s’explose le crâne dans le plafond, l’occasion pour le Colonel de lâcher un “A la place d’Anne Franck, t’aurais pas survécu 5 minutes”. Bref, la chambre est finalement atteinte, c’est le moment que choisit le Rôdeur pour dévoiler les 600 stickers Quasimageot qu’il a fait imprimer sur ordre du Général. De quoi pimenter les Assauts, désormais.
Avant de sortir, le Kamel va prendre une douche pendant des heures, tandis que le Général s’arme du ukulélé pour entonner des chansons à la gloire de son peuple favori, et noter les Assassins qu’il préfère. Le Butin annonce alors qu’il débarquera sur le coup de 22h30-23h. C’est l’heure de la sieste des Assassins.
Début de soirée, les Assassins se rendent dans un premier bar, boivent de la bière et mangent des tapas. A la surprise générale, le Général annonce qu’il a fait quelque chose pour le Club, et nous dévoile le Jeu de Cartes des Assassins, élaboré conjointement avec le Président. C’est d’une qualité remarquable, gros travail, tout le monde est impressionné, c’est la sensation du week-end. Le jeu consiste à tirer une carte, c’est un peu comme la Caisse de Communauté au Monopoly. Il y a 4 cartes pour chaque Assassin, chacune reprenant une action notable qu’il a commise, et la personne qui l’a tirée doit réitérer ladite performance. Une des premières cartes tirées fut la carte du Président “Irrespect”: “Regarde intensément une fille dans les yeux ou dans les fesses jusqu’à ce qu’elle détourne le regard.”. Il y en a donc 40, comme par exemple la carte Butin “Explique comme c’est beau par chez toi avec l’accent”, la carte Général “Exécute un coup de pied retourné devant des inconnus en hurlant”, la carte Mime “Rends quelqu’un fou sans qu’il te voie”, mais aussi des cartes “Boisson” t’obligeant à boire, ainsi que des cartes “Joker” comme celle de l’Ingérable “Meuf Tinder”, t’autorisant à ne pas boire parce que tu vas voir une meuf trop bonne. Le narrateur ne se rappelle plus de toutes, mais elles sont réellement d’une qualité exceptionnelle.
Cette action vaudra au Général de recevoir de la part du Rôdeur la carte Vegeto du haut-fait collectif, qu’il se partagera avec le Président.
Mention spéciale à la Généraleuse, qui a fait faire l’étui des cartes.
Il est désormais l’heure de rencontrer Batou, l’ami du Colonel et du Butin, qui vit à Madrid. Après avoir fait sa connaissance, tout le monde s’installe en terrasse, non sans avoir guetté une table libre durant de longues minutes. Les présentations sont rapidement faites, Batou a largement un potentiel d’Assassin, et endossera la casquette d’assistant Cartographe. On va bien s’entendre. Il raconte que depuis deux semaines, il fréquente une lilloise à Madrid. “Elle est belle, mais qu’est-ce qu’elle est cooooonne”, s’exclame-t-il. Il narre alors une anecdote toute fraîche: elle et lui sont avec un de ses amis. Il se présente auprès d’elle comme ingénieur chez Airbus. Impressionnée, elle lâche “Ouaaaah, c’est génial, t’as des réductions, alors ?!”
Le temps passe, et le Butin arrive enfin, il est acclamé comme il se doit par ses frères. Ca y est, l’Assaut est bel et bien lancé. Dans le même temps, arrivent trois copines de Batou: Fanny, Diane et Flo.
La première, bordelaise, est là pour le week-end, et fête son anniversaire deux jours après avec les Assassins. Ca ne pourra être qu’épique. A noter que, comme Mimisiku, elle se trimballe tout le temps pieds nus, ce qui lui vaudra moultes railleries de la part du Général, à juste titre. La seconde vit à Madrid, et, fait particulièrement troublant, elle a exactement la même tête qu’un copain rebeu du rugby du Rôdeur. Spécificité: elle se décrit comme “Madame Caca” et annonce fièrement qu’elle pue des pieds.
La troisième est en stage ici, et il n’y a rien de rigolo à dire sur elle, à part que le Butin dit qu’elle est “mignonneuh mais porcinette” (non, elle n’est cependant pas grosse). Tout le monde boit des coups, le Batou sort incognito une bouteille de Vermout pour re-remplir les verres, et le serveur met tout ce petit monde dehors parce qu’ils ferment. A minuit.
Le groupe se retrouve dans une boite de nuit absolument vide. Pour compenser, des cocktails sont commandés. Des Gin Tonic, puisque c’est le seul cocktail qu’ils savent faire dans ce pays. Pas la peine de commander un Long Island, ils ne connaissent même pas, ces pitres.
Tout le monde sort fumer devant la boite, quand tout à coup, un groupe d’une quinzaine de jeunes femmes se dresse devant eux. “Eh vous connaissez pas un bar cool ?”. C’est un enterrement de vie de jeune fille d’une tristesse sans nom. Minuit passé, toutes sont sobres et ne savent même pas où aller. Quelqu’un leur indique un bar un peu plus haut dans la rue.
Les consos sont terminées, il n’y a toujours presque personne dans la boite, les Assassins et leurs amis remontent la rue, stickent, et entre dans un bar ambiance 17e siècle, avec des filles en robe de Sissi (la famille) avec le crâne à moitié rasé. Il n’y a rien à y faire, mais ils tombent sur le groupe de l’enterrement de vie de jeune fille qui bat toujours son plein, puisque toutes les filles sont assises en rond sur des fauteuils, et sont toutes littéralement captivées par la discussion entre le Butin et la future mariée, à base de:
- Et tu viens d’où ?
- De Bordeaux.
- Ah ouais, cool.
- Bon ben bonne soirée !
- Ben bonne soirée !
Pendant ce temps, le Colonel fait devant elles dix fois la blague de faire semblant de descendre les escaliers et passant devant un muret en se baissant progressivement, et en disant “Oh regarde, je descends les escaliers !”. Pas un seul sourire.
Ce bar étant nul, un nouveau est tenté, bien bondé. Dans un coin, un mec est raide bourré, en train de dormir assis, l’occasion pour les Assassins de l’embêter, et d’accomplir un défi de la carte “Mime”. Devant eux, deux mecs tout bourrés essaie de choper une jolie blonde et sa mère, probablement pour faire un gang-bang. Malheureusement, ça ne prend pas, les deux proies filent, laissant les deux pauvres types errer sans but dans le bar.
Il est l’heure du grec, ça tombe bien, il y en a un juste à côté. Les Assassins et Batou y rentrent, ce dernier parvient à négocier une barquette de frites dégueulasses gratuites, à 2h du mat, alors que le kebab ne coutait déjà que 4,50€. L’ambiance est joyeuse, tout le monde est jovial, la kebabière confectionne les kebabs à un bon rythme. Le Colonel est chargé de la répartition des sauces; arrive le grec du Général. “Mettez-lui plein plein de harissa por favor !” lance le Colonel. Le Rôdeur demande alors au Général s’il en veut vraiment, parce que “ca pique grave sa race” aux dires de la kebabière, ce à quoi le Général répond “Non”, propos qui seront infirmés une fois sobres. Le Rôdeur emmerde alors le Colo, et supplie la kebabière de ne pas en mettre, ce qui la conforte dans son idée de départ, et le grec du Général ne sera finalement pas épicé. Ceci met alors le Colonel dans une rage noire “AH T’ES MORT LE RÔDEUR, J’TE TUE ! J’TE TUE !!”. Bon an mal an, la confection des mets reprend. C’est là que tout bascule, plus rien ne sera comme avant.
Un mec commence à s’embrouiller avec le Colonel “Allez magnez-vous là, mangez votre kebab et barrez-vous, y en a qui attendent putain”. Juste avant cette explosion, le Général a immortalisé l’expression faciale du jeune inconscient, la photo deviendra un meme célèbre, planétaire, tout le long du week-end. Face à cette agression, le Colonel, spécialiste de l’embrouille en kebab ne se laisse pas faire et lui met la misère. L’intrus tente de sortir de ce guêpier la tête haute, et dit “Vite, ça fait trois heures que tu commandes, maintenant tu files !”. Imperturbable, le Colonel répond “Non mais déjà c’est une marque de chaussures, et c’est Fila, ok ?!”, puis, enorgueilli, hurle “Eh mais tu sais combien on est ?!”. La spéciale est lâchée. Le péteux rentre chez lui se suicider, les Assassins mangent leur grec en chantant, le Kamel en renverse la moitié par terre, et le Colonel veut toujours tuer le Rôdeur.
Réunion à un coin de rue: il est temps de débriefer sur les évènements récents. Le Colonel, toujours vénère, engueule le Rôdeur. Celui-ci simule un faux coup de poing, le Colonel le prend pour un vrai, et le détourne involontairement dans la gueule du Général, qui s’effondre à moitié sous le choc ! Le Général, le Colonel et le Rôdeur décident de rentrer, pendant que le Butin et le Kamel restent avec les filles, dans l’optique d’une copulation sexuelle. Ces deux derniers arrivent donc à l’auberge cinq minutes plus tard.
Sur la route du retour, le Colonel essaie d’allumer sa clope par le filtre, sans succès.
Dans la chambre, entre 3h et 5h résonneront mille chants au ukulélé, dont beaucoup sur des gens sans prépuce. Les voisins s’en balancent totalement.
Deuxième jour
Tout le monde se lève et va faire caca, puis va prendre le petit déjeuner. Celui-ci est minuscule, et composé d’une tartine de tortilla, donc une tartine d’omelette à la patate, ce qui permettra au Butin de rappeler avec justesse que les espagnols n’ont aucun savoir-vivre. Tout le monde retourne à la chambre, et retourne faire caca.
Seconde étape de la cultivation: le musée du Prado. Il faut d’abord faire une énorme queue hors du musée pour rentrer voir les tableaux: l’occasion rêvée pour chanter des chansons au ukulélé qui feront mourir de rire les quelques français qui entendent le Club.
À l’arrivée dans le musée, stupeur, le ukulélé est consigné.
Forcément, les Assassins jouent à retrouver des personnalités sur les tableaux. Jean-François Derek est notamment reconnu sur l’un d’entre eux. Le Kamel désigne au Rôdeur un vieillard avec des Birkenstock aux pieds, ce qui inspire au Rôdeur le concept de Birkenvieushnock. Tout le monde se retrouve ensuite dans une grande salle dans laquelle il y a beaucoup d’écho, l’occasion pour le Butin de lancer le jeu de “venez on fait ‘AOUUUUUMMMMMMMM’ la bouche fermée pour faire du bruit et faire comme si c’était pas nous”.
Devant le tableau d’un mec volant dans le désert, le Kamel s’écrie alors “Eh t’as vu ? C’est Aladindde !”.
Face à tant de culture, le Colonel, le Butin et le Rôdeur sortent finalement du musée, et les deux premiers jouent du ukulélé, tout en matant des culs qui passent. C’est là que le Butin inculque à ses frères un concept créé par la Butine, le “pont”. Quand le pli sous les fesses d’une fille est à nu, et qu’il est donc possible de lui regarder complètement le cul de manière indécente, on dit qu’on “lui voit le pont”. A ce moment, c’est là joie, y a des ponts partout. Tant mieux, puisque le Général et le Kamel mettent une demi-heure à sortir.
La culture, ça creuse. C’est donc l’heure de se rendre dans une cerveceria typique. Le concept: commander des petits verres de bière, et des bocadillos (= petits sandwichs) en toute convivialité assassine. Les plus prudents resteront sur le bocadillo jambon serrano, les plus téméraires opteront pour le gratin de graisse au gras et à l’huile.
Histoire de digérer, la joyeuse troupe se rend dans un parc, dans lequel le pollen abonde tant qu’il semble neiger. Quasiment tous les Assassins pleurent et éternuent, c’est l’hécatombe, à côté, le Zyklon B, c’est de la rigolade. Après avoir traversé un jardin de fleurs, tous s’allongent dans l’herbe. Le Kamel révèle une musculature des plus sommaires, mais néanmoins présente, et se laisse bronzer. Tout le monde décide de lui jeter des trucs sur la gueule. Le Colonel socialise avec deux gamins qui parlent français, puis se fait attaquer au sol par eux, puis carrément victimiser par un troisième qui ramène un ballon.
Au bord de l’agonie à cause du pollen, les Assassins vont retrouver Batou et les filles dans ce même parc. Ils font donc la connaissance de la copine de Batou, qui leur avait montré des photos d’elle avec assez peu de vêtements. Fait notable: en réalité, elle semble avoir perdu trois bonnets.
Dans un élan de sportivité assez inhabituel, le groupe décide d’aller faire de la barque sur le lac dans le parc. Il y a une centaine de bicoques qui naviguent fièrement, le groupe se compose de 8 personnes: il y aura deux embarcations de quatre personnes. Le lac est surmonté d’énormes baffles faisant résonner Blurred Lines à fond de balle en repeat pendant un quart d’heure, ce qui rend tout le monde passablement agressif. En revanche, les équipes sont faites en patientant dans la file. Le premier navire embarquera le Général, le Colonel, le Kamel et Diana, tandis que le second se composera du Butin, du Rôdeur, de Batou et de Fanny.
La première barque s’en va fièrement, puis est assez rapidement rattrapée par la seconde, le temps d’être allé aborder quelques bateaux de filles, et en avoir percuté involontairement d’autres. L’organisation est quasiment professionnelle sur ce bateau: le Butin et le Rôdeur rament avec vigueur et classe, tandis que Batou et Fanny s’occupent de diriger et souquer les artimuses. C’est donc au bout de cinq minutes que le second navire se dirige vers le premier, bien déterminé. Alors que les deux navires ne sont plus distants que d’un mètre, le Colonel envoie de l’eau avec sa main, et le Général vide une bouteille d’eau sur Fanny et le Rôdeur.
L’arrêt de mort est signé. Un coup de rame du Butin et un du Rôdeur renvoient les impertinents dans leurs 22, et la barque Butin/Rôdeur fait demi-tour afin de ne pas s’exposer à une vengeance immédiate. Le temps d’aller “voir quelques mignonnes”, et discuter avec un autre groupe d’enterrement de vie de jeune fille, juchées sur le bord du lac. Blurred Lines a disparu, désormais, des symphonies se font entendre fièrement sur le lac, sur lequel ne naviguent finalement aucun espagnols. Au beau milieu du lac, la barque Général/Colo/Kamel décide de se venger de l’affront subit auparavant. Diane et le Kamel rament, le Colonel joue du ukulélé, et le Général se met debout, écarte les bras, une bouteille de flotte croupie dans chaque main, au rythme de la musique épique jouée par les enceintes. La barque Butin/Rôdeur est prompte à la réaction. Leur coordination fusionnelle leur fait faire un demi-tour en deux coups de rames, l’un les asperge d’un coup de rame, l’autre met un coup de rame pour amorcer un virage, le Général choit, le Butin et le Rôdeur mettent de grands coups de rames, et continuent leur chemin.
La session est bientôt terminée, la barque Butin/Rôdeur suggère d’aller prendre la future mariée rencontrée plus tôt sur la barque pour lui faire faire un petit tour. Ils s’approchent donc du rivage, Fanny escalade la barrière depuis la barque, et laisse gentiment sa place à Valentina, une italienne. C’est le moment choisi par les fourbes de l’autre barque pour rappliquer et se venger enfin, maintenant que la barque Butin/Rôdeur est acculée contre la rambarde. Il arrive frontalement, et une fois de plus, le Butin et le Rôdeur prouvent qu’ils ne sont pas venus pour poser du lino. Des grands coups de rame dans la flotte, les fourbes sont trempés, la barque Butin/Rôdeur est invaincue. Dans une élan d’euphorie, le Rôdeur met un dernier coup de rame dans l’eau en partant, un coup de vent survient à ce moment-là, et tout le monde se reprend tout dans la gueule, mais l’honneur est sauf, la future mariée voguera avec eux, et sera déposée à bon port.
Suite à ces pérégrinations, et la terrible chaleur madrilène faisant effet, il est temps de retourner dormir, avant de lancer l’Assaut de la nuit. Dans la chambre, le Général, le Colonel, le Kamel, le Butin, le Rôdeur et Batou dorment. Une douche chacun plus tard, tout le monde se met en route pour “retrouver les filles”. Ils marchèrent longtemps, très longtemps, trop longtemps, beaucoup trop longtemps, ce qui eut pour effet de mettre le Général et surtout le Rôdeur en rogne. “Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Ca fait 45 minutes qu’on marche, il est 22h, on a toujours pas une bière dans le cornet !”. Les garçons arrivent finalement aux abord d’un squat/terrain vague non-éclairé au milieu de Madrid. “On vous attendait, on va acheter des bières en canette et on boit ici ?” lancent les filles, inconscientes. C’en est trop, les Assassins ne peuvent plus supporter ce diktat de l’alcool, ils ne vont pas se laisser ruiner la soirée. Le Général et le Rôdeur montent d’un cran, la tension est palpable; pour désamorcer cela, tout le monde se dirige d’un pas décidé vers le premier bar trouvé, le Vinotach (hommage à un des frères qui manquait cruellement). De l’alcool est commandé, 4 bières, et 4 Tintos de Verano. Littéralement, “Vin d’été”, c’est en fait une fils-de-puterie sans nom. Un grand verre, plein de gros glaçons, de la piquette allongée au Sprite ou au Fanta, les Assassins auront eu beau en boire 15, impossible de sentir les effets de l’alcool. Le verre sera donc englouti en quelques secondes, et des “on change de bar” s’élève rapidement, suscitant l’incrédulité des filles. “On s’en fout on se baaaaarre” sera le mot d’ordre, les Assassins s’extraient du bar rapidement, direction celui d’en face. Les filles sont à la peine. Le Général est le seul à y commander une bière, qui s’avère ignoble, les autres sont au tinto de verano, par dépit. Il ne se passe pas grand chose, les chiottes sont stickées, les Assassins se barrent, le Rôdeur est toujours crispé. Flo a trouvé un cerceau dans la rue, et certains Assassins essaient de sauter dedans dans la rue dans un moment #trophomo, tandis que d’autres sont toujours en quête d’alcool.
Les Assassins débarquent dans le troisième troquet, le barman est en débardeur, et a l’air un peu vener, le bar est bondé. Après avoir commencé leurs consos, les frères commencent à entonner un chant, immédiatement stoppé par le barman d’un signe de la main. Il tourne le dos, le chant reprend, il se re-retourne, le chant s’arrête. Pour mettre un peu l’ambiance, le Général propose aux invités de faire un tirage de cartes. Fanny tire la carte Rôdeur “Kanye West” qui stipule qu’elle doit lancer un débat houleux insidieusement. Elle propose donc la sodomie dans le couple. Celle de l’homme, éventuellement. Batou, lui, tire la carte Caméléon “Ben Sherman” d’après laquelle il doit expliquer aux autres ce qu’est la classe.
L’alcool ne monte toujours pas: quatrième bar. Il sent bon l’éther et l’alcool frelaté, et les murs sont ornés de dessins faits sur du carrelage. L’un d’eux représente un homme moustachu avec un chapeau haut-de-forme qui porte une femme et la frappe. Cette scène sera immédiatement intitulée “La drague pour les nuls, par l’Ingérable”. Ils proposent des cocktails pas trop chers, c’est donc le temps de commander enfin des mojitos, histoire de sentir un peu les effets de l’alcool. Pas de pot, ils ont l’air d’être virgin, donc en plus de ne pas contenir d’alcool, ils sont dégueulasses. Ils ne seront même pas terminés, et le groupe sort du rade pourri. Minuit est passé, c’est donc l’anniversaire de Fanny. Pour fêter cela, tous les Assassins lui font des doigts d’honneur.
Le groupe se sépare en deux, pour aller dans deux bars qui se font face, le temps de manger les meilleurs tapas de Madrid (et les plus gras) pour le premier groupe, qui rejoindra le second au bout d’un quart d’heure. Tout le monde se retrouve donc dans un bar qui sent le vomi, à la déco ultra kitch et de caractère “à chier sur les murs”, mais que le Kamel trouvera fort jolie. En plus de cela, une des barmaids est la plus jolie femme du monde. Le Rôdeur n’est pas d’accord car elle n’est pas blonde, mais après avoir remis ses yeux en face des trous, il trouve finalement que si, le fait que ce soit le sosie de Penelope Cruz en plus belle aidant.
Les verres et les tapas s’enchainent, et Penelope apporte des gâteaux apéro en forme de missile, plus ou moins. Diane soutient que ceux-ci peuvent rentrer dans sa narine; le Rôdeur s’attèle donc à vérifier cela. Alors que les Assassins sont ébaubis par l’expugnable beauté de Penelope, d’un coup d’un seul, il y a chute à l’arrière du peloton: le Colonel et le Butin tentent de pécho deux espèces de transsexuels assis juste à côté.
Dans le même temps, Fanny butine une superbe épée dans un pot de fleurs près du comptoir.
Le bar va fermer, il est 2h du matin, et l’alcool ne fait toujours pas effet. Dans un élan de générosité, le Butin propose de commander une dernière tournée avant la fermeture, et dit “C’est ma tournée, qui en veut ?”. Le Général désigne alors Penelope et s’écrie “C’est ma tournante, qui en veut ?”. Le Kamel, Batou et les filles sortent du bar, suivis quelques instants après par le Général, le Colonel, le Butin et le Rôdeur. Ils voient tout ce petit monde assis par terre dans la rue, et le Kamel qui se prend des gros doigts d’honneur par un vendeur de roses pakistanais pour une raison encore inexpliquée.
Il est temps de pénétrer dans le cinquième bar, un petit troquet tenu par une fille d’une cinquantaine d’années, qui sert des tintos de verano, une fois de plus.
C’est à ce moment que Fanny sort son épée, à la stupeur générale, et le Butin ou le Général (l’auteur ne se rappelle plus) demande à être fait chevalier. Fanny s’exécute et le nomme chevalier. Le Colonel demande la même chose, en se mettant à genoux. “Non, pas toi, sarrasin”, répond-t-elle. Tout le monde tente de s’enjailler malgré la sobriété ambiante, et il est rapidement l’heure de sortir, le Butin avec son ukulélé et Fanny en tête.
Ils passent devant un groupe de blondes nordiques plutôt pas mal foutues du tout, bien hautaines, qui ne doivent pas avoir l’habitude qu’on leur refuse grand chose. “Vous pouvez nous jouer quelque chose au ukulélé ?” demandent-elles au Butin. “Euh non”, répond-il en partant. Elles s’offusquent, et l’une d’elles les traite de “fuckers” devant le Rôdeur. “Comment ça ‘fuckers’ ?” commence-t-il ? “Laisse, on s’en occupe” disent alors le Colonel et Batou, qui se lancent en fait dans une tentative de péchotage, afin certainement d’assouvir des fantasmes de hatefuck.
Laissant les deux apollons derrière, le groupe tente de regagner l’auberge, au sein du quartier gay. Sur la route, un mec reconnait le Butin, et lui dit dans un indonésien parfait “Narudneshtri Butin”, ce qui est plutôt flatteur.
Il est temps de trouver un bar pour un dernier verre, et Diane et le Kamel discutent gentiment. Diane: “Mes parents ne sont pas frère et sœur.” Kamel: “Ah, ça… C’est pas sûr.”
L’équipe termine finalement dans un bar à chicha, juste à côté d’un club gay. Le Rôdeur lance une vanne sur les beurettes à chicha oranges et Casimir que personne ne comprend, et des bières sont commandées. Dans la discussion, le Kamel parle de Dark Vador, qu’il renomme en Dark Vadur, ce qui permet au Rôdeur d’introduire le concept d’Edouard Balladarkvadur.
Après avoir complimenté le Butin en lui disant qu’il ressemble à Frère Tuck (visible en vrai ici: https://www.youtube.com/watch?v=1oFqwQEWfNg ou en dessin animé ici: https://www.youtube.com/watch?v=6m6cfXUVswY ), Fanny trouve que le Kamel ressemble à Inspecteur Gadget (hop: https://www.youtube.com/watch?v=yFoKXGN94wY ). Fine physionomiste, en effet. Elle lance ensuite une anecdote sur le Sida, et un personnage qu’elle a inventé, Jules Sida, moitié homme malade, moitié jeu de mots.
Les gérants mettent tout ce petit monde dehors, le Rôdeur, Diane et Fanny pensent que ça pourrait être rigolo d’essayer d’entrer dans le club juste à côté, sur la devanture duquel il est écrit en énorme “NAKED”, “MEN ONLY”. Fanny sonne donc, la porte s’ouvre et un guichetier nu lui fait face, disant “Solo hombres por favor”. Elle sort déçue, tandis qu’un petit homme en chemisette, sûrement expert comptable, rentre, tout joyeux.
Fin de soirée, il est l’heure de se mettre au lit. Fanny vient squatter le lit laissé libre par l’Ingérable dans l’auberge. Problème, elle n’a pas de pyjama et en exige un. Donc déjà on va se calmer. Dans sa grande gentillesse, le Rôdeur lui dit que si elle veut, il a un tee-shirt sale à lui passer, et lui donne. Général: “Eh mais c’est pas le dégueu dans lequel t’as transpiré toute la journée ?” Rôdeur: “Si, justement.” Fanny n’a pas de caleçon, et est en string. Elle va donc enfiler le tee-shirt, et sort de la salle de bain. Fanny: “Prêtez-moi un caleçon svp.”
Rôdeur: “On en a pas.”
Fanny: “Vous allez voir mon cul.”
Rôdeur: “Cool !”
Fanny: “Vous avez pas une couette ?”
Rôdeur: “Si, dans le casier du bas… Faut te baisser.” Hinhin
Quelques minutes après, le Colonel rentre, totalement broucouille: il a foiré avec les hollandaises. Il a réussi en se repérant grâce aux travelos dans les rues, et aux taxis. Le Kamel et Fanny vont fumer sur le balcon, derrière le rideau, tandis que le Général, le Colonel, le Butin et le Rôdeur débriefent sur les hollandaises. En gros, y avait largement moyen, mais le Colonel et Batou se sont faits refuser l’entrée d’un bar après avoir prétexté qu’ils avaient un verre dedans, alors que les filles étaient déjà entrées. Le Général s’allonge alors sur son lit, près de la fenêtre, et écarquille les yeux: “Oh putain les gars !! Il l’a pécho !!”.
En effet, sous les yeux ébahis des Assassins, le Kamel s’était mis en mode Gogo-Gadgeto Galoche, et roulait des gros patins à Fanny. Il avait avancé masqué, mais sûr de lui, et avait emballé au moment où tout le monde s’y attendait le moins, tandis que le Général filmait depuis un côté, que le Colonel éclairait depuis l’autre à la lueur de son téléphone, que le Rôdeur filmait par en-dessous à plat ventre, et que le Butin jouait du ukulélé.
Ils reviennent alors dans la chambre en héros, sont acclamés, et se couchent dans le même lit. Bel hommage à l’Ingérable. Des chansons au ukulélé retentissent une fois de plus dans la pénombre pendant des heures, toutes plus marrantes les unes que les autres. Le silence se fait, le Général prend le ukulélé et s’exclame alors “Moi j’ai qu’un truc à dire… JOYEUX ANNI-VERSAIIIIRE ! JOYEUX ANNI-VERSAIIIIRE !” et entonne une chanson de plus.
Impressionné par le haut-fait de son frère, le Rôdeur lance alors: “Kamel, demain je te remets officiellement la carte Buu du haut-fait individuel.” Enfin, seulement s’il y a orgasme. Allez. On attend.”
Puis le Butin dit alors “Eh, ça vous dit qu’on se matte un petit porno amateur, entre potes ? Attendez, je vais sur Jacquie et Michel !”. Se lance donc alors une vidéo, qui fait “Bonjour les internautes, nous sommes donc dans cette belle ville de Lille, avec ses bâtiments, sa bouffe, ses filles…” Suite à cela, le Général reprend le contrôle, et lance à la surprise générale des chansons de Joyeux Anniversaire trouvées sur Youtube, et insiste pour que le Kamel partage sa prise avec ses frères. Le Colonel se joint alors au Général et crie “Allez ! On fait une queue-leu-leu !”, et tous deux sautent dans la chambre. Le Général agite alors frénétiquement son téléphone dans tous les sens, pour faire une chorégraphie son et lumière sans précédent. Le calme revenu, le Colonel se demande alors dans quelles circonstances le péchotage a eu lieu.
Colonel: “Alors, comment t’as pécho Kamel ?”
Rôdeur: “J’ai glissé, chef…“
Colonel: “Tu viens vraiment de faire une vanne sur Jean Lefèbvre, Rôdeur ?!”
Alors que l’hilarité générale se calme, le Butin dit alors “Té, c’est vrai que c’est une belle ville Lille, quand même !”. Le groupe n’est pas loin de s’endormir, quand le Général met une chanson que personne ne connait, avec des oiseaux qui chantent, des roulements de tambour, et tout, ainsi qu’un genre d’intro de Biouman. Et soudain “Je…suis libertin-euh ! Je… suis une… catin !”. Magnifique dédicace à Fanny, qui fait pisser tout le monde de rire.
Troisième jour !
Tout le monde va déjeuner sur le coup de 11h40 afin de laisser le Kamel et Fanny procréer. Le petit déjeuner est toujours un scandale, un mec s’énerve d’ailleurs au comptoir. Manque de pot, à 11h55, le Butin n’est pas bien, et doit remonter pour tuer les chiottes. Il monte, et les extermine. Le Kamel et Fanny sont habillés, et le Kamel ne fanfaronne pas, étrangement.
Tout le monde descend ensuite afin de visiter cette belle ville de Madrid. Les Assassins s’aperçoivent que Fanny est pieds nus sur le trottoir, au milieu des crottes de chiens. Graine de Zaz. La balade du jour consiste à traverser Madrid pour se poser dans un parc, dans lequel bronzent une quantité exponentielle de jolies filles. L’une d’elles est topless et fait semblant de lire, quand le Butin se met une vingtaine de mètres devant elle, se saisit d’un bâton et prétend que c’est son organe génital en érection. Manque de pot, elle lève les yeux à ce moment-là, et les Assassins se foutent de sa gueule.
Arrivés sur un coin d’herbe libre, les frères se posent. A quelques mètres de là, un jeune homosexuel fait son workout en slip moule-burnes, avec des mouvements dignes du clip de Call On Me: il est allongé sur le dos et tente de procréer avec le ciel. A sa cuisse, est attaché un pitbull, en laisse. Après une heure à ne rien faire, il est l’heure d’aller manger, bordel, la direction du marché couvert est donc prise, sans le Kamel ni Fanny, qui sont restés ensemble pour “acheter des trucs”. Pretty Woman, walking down the street…
Attablés finalement en terrasse, les garçons commandent une fois de plus des tapas: assiettes de fromage, jambon, chorizo, œufs, gazpachos… Le Colonel se jettera comme un mort de faim sur le fromage, tant et si bien que plusieurs Assassins n’y goûteront même pas.
Le Kamel est guidé par SMS pour retrouver la troupe, et, nouveau haut-fait, termine par retrouver ses frères, accompagné de Fanny et d’une pizza, qu’il offre en victuailles.
Histoire de digérer, tout ce petit monde se met en quête d’un seizième parc. Fanny, qui avait taxé les tongs du Général, est violemment alpaguée par ce dernier. “Rends-moi mes tongs !!”, puis pris d’un éclair de lucidité, il lui demande “Je peux les mettre dans ton sac ?”.
Fanny vadrouille donc pieds nus, s’aventure dans une espèce de fontaine, le Général conclut alors “Eh mais c’est une clocharde en fait.”.
Le parc est finalement atteint, c’est un petit parc tout ce qu’il y a de plus normal, à une exception près: une autre fille bronze topless et en string à côté des Assassins. Ce qui est quand même vachement cool.
Le retour à l’auberge sera laborieux, du fait de la chaleur. Le groupe restera devant un étalage de cartes postales de joueurs du Real et du Barca pendant une durée anormalement longue. “Ca te dit d’envoyer un portrait de Benzema à ta maman ? Non ?”
Qui dit auberge, dit forcément chansons marrantes au ukulélé durant des heures, et sieste. Régénérés, les Assassins partent en direction du premier bar. Le Butin, le Général, le Kamel et le Rôdeur s’attablent, tandis que le Colonel part s’acheter des clopes.
Serveur: Qu’est-ce que je vous sers ? 4 bières ?
Butin: Ouais c’est ça.
Serveur: Ok, 4 bières, c’est parti.
Butin: Ah non, en fait 2 Tintos et 2 Gin Tonic.
Ce soir, on arrête les conneries, on passe au Gin Tonic, histoire d’être torchés au moins une fois. Le Colonel revient alors avec ses clopes, et deux canettes de bière, tel un punk à chien. Le Serveur le réprimande, le Colonel réalise donc un cul-sec afin de pouvoir s’attabler à la terrasse du Con-a-che. De là, des discussion type “pré-assaut” ont lieu, les sujets habituels sont évoqués: les cotisations, l’avenir du Club, l’exclusion du Mime, est-ce qu’on aime bien le Général, est-ce qu’on essaie de se trouver un QG.
Rompant les discussion sérieuses, le Butin révèle une anecdote croustillante sur la Butine. Un jour, elle a fait un shooting photo pour des photos libres de droits. Un peu plus tard, une copine l’appelle et lui demande si elle est devenue mannequin pour des pubs. La Butin s’étonne, et lui demande le lien de la pub. Sa pote lui envoie un site de speed-dating du Mans qui utilisait sa photo comme illustration. La postérité. Toujours efficace, le Général s’enquiert de quelques renseignements “On peut la baiser ? C’est libre de droits ?”.
Batou et les filles débarquent, la discussion vire au débriefing sur les hollandaises méchantes. Le Rôdeur suggère de leur donner le Sida, pour se venger de manière équitable, le Général dit qu’il faut les mettre dans un sac poubelle, ce qui inspire au Colonel un petit jingle “Les Aventures de Francis Heaulme”. Le Butin propose ensuite de créer la figurine à collectionner, le bébé à reconstituer en 70 numéros, avec le premier numéro: le poumon et son fascicule, au prix de 1€90 chez tous les marchands de journaux.
Peu après cette excellente vanne, le Butin doit laisser les siens, prendre un covoiturage de nuit, puis le TGV, parce que “c’est plus simple”. Il est salué chaleureusement, il manquera.
Pour fêter son anniversaire, Fanny, même si c’est une chevreuil, a quand même fait les choses bien: elle a ramené du champagne (un sticker Quasimageot sera apposé dessus). Celui-ci est bu dans un square, et le Colonel ramène un mec random, Carlos. Les Assassins lui disent bonjour sans plus de courtoisie, et celui-ci s’en va. Ce n’est qu’après coup que tout le monde réalisera qu’il s’agissait d’un pote du Colonel qui vit à Madrid. Heureusement, il reviendra plus tard s’ambiancer avec les Assassins.
Idée lumineuse du Général: il propose au Rôdeur d’escalader l’échafaudage de 7 étages au milieu de la place, avec deux bagnoles de flics au pied de celui-ci. “Mauvaise idée, mais ok pour moi”, répond-il en substance. Il fait le tour, et escalade par derrière, précédé de cette diablotine de Fanny. Tous deux abandonnent vite: le sol est en taule qui résonne fort, et en seulement 8 secondes d’ascension, 3 couples se sont déjà arrêtés pour regarder avec attention ce qu’il se passait.
Les amis se mettent en direction d’une boite de nuit, le Rôdeur complètement bourré interroge tour à tour le Kamel et Fanny pour savoir si leur union a bel et bien été consommée ou non. Tous deux ne livrent pas la même version, vient le temps de la confrontation: ils ont en fait bien couché ensemble, pendant que les Assassins étaient partis s’allonger au parc à côté du gay en slip. Chacun son programme.
Parenthèse du narrateur: une note dans son compte-rendu indique “Un trou est un trou, aussi poilu soit-il”. L’auteur n’a aucune idée de l’anecdote qui va avec, mais elle semble être reliée à Batou, peut-être. Si quelqu’un avait des indices, ceux-ci sont les bienvenus.
Pendant que Batou et le Rôdeur commandent à boire, un joli troupeau de MILFs se joint à eux. Ils attaquent donc en répondant exprès “28 ans” à la question “Quel âge ai-je l’air d’avoir ?”, elles crient, heureuses comme des gamines, alors que “84 ans” aurait sûrement été bien plus rigolo. Les shots et cocktails s’enchaînent, l’auteur perd un peu le fil de l’histoire.
Un changement de boite de nuit survient alors, les souvenirs sont flous. Ca chope un peu, surtout du côté du Colonel et de Batou, qui roulent d’énormes pelles dans, puis devant la boite à des jeunes filles (semble-t-il). La sortie de boite est une rue étroite et à majorité piétonne, toutefois des voitures passent. Tous les Assassins sont dehors, occupés à discuter entre eux et avec les filles.
Le Kamel, beurré comme un Petit Lu, la cervelle en terrine, regarde une voiture passer lentement à dix centimètres de lui et dit “Ah… Eh… AH MAIS AAAAH PUTAIN !!”, les Assassins s’interrogent, il répond “Je me suis fait rouler sur les pieds !!!”. Panique.
Le Général, le Kamel et le Rôdeur s’en vont alors, laissant tout le monde derrière, pour s’enfiler un Big Mac et mettre le Kamel en sécurité. Arrivés au McDo, à 5h30, 4 menus sont commandés (ils retrouvent le Colonel après). D’un coup d’un seul, après une heure à divaguer, le Kamel commence à s’énerver parce que les commandes ne sont pas prêtes, alors qu’elles le sont, seule la mayonnaise manque. “Allez magne-toi là !! J’suis un touriste mais pas un pigeon ! Tu t’es crue dans ton pays ou quoi ?!” lance-t-il à la pauvre caissière, ce que le Rôdeur lui traduira par “Merci”, pendant que le Général le calme.
Les trois Assassins rentrent devant l’auberge, et trouvent enfin le Colonel, littéralement paniqué. “Putain ça va ? Ca va ? Fanny m’a dit que tu t’étais fait écraser par une voiture, que t’avais des trucs cassés et que tu étais à l’hôpital Kamel !” Ivre, elle avait complètement exagéré. Les quatre amis posent donc leurs fesses par terre, et mangent leur McDo. Le Kamel tente de manger ses frites, et renverse tout par terre. Une vieille dame arrive gentiment en proposant des bières, le Général lui répond immédiatement “Allez dégage, fais pas chier !”, ce qui fait beaucoup rire le Colonel et le Rôdeur. Il raconte ensuite que Fanny lui a dit “Allez, j’te rends tes tongs !”, ce qui fera pleurer de rire le Rôdeur, sous les yeux incrédules du Colonel, pendant que le Kamel a les yeux en trous de pine.
6h passées, il est l’heure de dormir. Le Rôdeur met son réveil pour choper son vol le lendemain. Son téléphone affiche “Prochaine alarme dans: 1 heure et 27 minutes”. La nuit va être courte. Et elle l’est. Au réveil, pas encore sobre, il se réveille, se prépare, s’empare du ukulélé, et en joue à fond pour réveiller ses frères et leur dire au revoir. Le Kamel, particulièrement touché tente de lui décocher une beigne monstrueuse dans son sommeil, qui sera esquivée de justesse.
Suite à cela, les trois Assassins restants iront dans un bouiboui pourri, parce qu’il n’y avait rien d’autre. Le mec leur sert de la merde, les Assassins refusent donc de manger l’entrée. Il se demande donc alors pourquoi ils ne mangent pas. Le Colonel, déchiré comme un drapeau répond alors “Gnnnnnnnnin préfère poulet”. Le reste de la journée se déroulera sans plus de problèmes.
C’était le troisième Inter.
C’était Madrid.
C’était cool.
Gloire au Club.
Le Rôdeur