Assaut 36
Assaut XXXVI mai 2016
Les amis, en ce nouvel an qui commence je tiens à vous faire un présent un peu spécial. Voici le compte-rendu de l’Assaut de Mai, attendu depuis 7 mois donc. Expressément pour vous donner de la joie à un moment où vous ne vous y attendiez plus. Bonne année !
Samedi 21 mai 2016, les 19 coups de 19h frappent et Jaurès se trouve soudain touché par le Mal. Les Assassins ont jeté leur dévolu sur le canal de l’Ourcq. Premières retrouvailles entre le Colonel et le Général. Ils sont évidemment à l’heure et les premiers arrivés car ce sont eux qui aiment le plus le Club, mais pas la peine de revenir là-dessus car tout le monde le sait. Le Général tel un Assassin scred enfile sa capuche, se faufile dans la foule et atteint à la carotide un Colonel qui reste de marbre et profère un fameux Haoraku (truc japonais du style) dont il a le secret. Ils sont contents de se retrouver mais il va peut-être pleuvoir et ça les vénère. Mais ce qui les calme immédiatement c’est de se rappeler que le Rôdeur ne sera pas de la partie. Et donc qu’à part le Vino qui rentre à Bordeaux - parce que c’est son beau-père qui lui paye tout en ce moment, donc il prend tel un bon vieux Vino racho – le Club sera complet. En attendant leur Club, les numéros 1 & 2 décident de commencer les hostilités en prenant une bonne pinte en terrasse du 25 degrés Est, où les piques-niques sont interdits, c’est important pour la suite. Le Général devra dès lors affronter la fameuse armée dite des milles hypsters qui tentera sans arrêt de lui prendre les chaises qu’il destine à ses frères. Et ça ne lui plait pas. Le Colo finit par le retrouver avec deux pintes, ça va mieux. Le Carto est le 3e frère à se manifester, il sera là sous peu, les cœurs s’en réjouissent. Puis vient un appel inconnu, le Général dans sa grande méfiance l’ignore, c’est important pour la suite. Le téléphone résonne, voilà le 4e frère dit du Butin qui se manifeste, il ne viendra pas car il est fatigué, il se fait un petit ciné tranquille au MK2 quai de Loire. Le Général se doute de quelque chose mais il reste prudent car le Butin est capable de tout, la suite le prouvera. On a bien ri et le Butin nous rejoint vêtu de son nouveau tee-shirt dit des « mille vierges ». Son look pépouze donne le sourire. Il nous cloue même avec ces lunettes de soleil teintées. Et voilà le Peyo, tête dans l’cul tranquille parce qu’il est allé se faire masser le pénis par un ostéosexuel. Encore un appel, c’est le Golgoth numéro 1 du Club, le bon vieux Mime, désormais appelé Serfiane comme tout le monde le sait. Il prétend qu’il a convoqué une recrue et qu’elle serait déjà là si le Général dégnait répondre à son téléphone mais ça, ce n’est pas son genre du jour. La recrue finit par trouver son chemin et débarque avec un bon vieux pack de 12 et un sauciflard… a-t-elle compris l’esprit d’un Assaut ? Est-ce trop compliqué de comprendre que ça se passe dans des bars ? Mais peut-être le Général est-il trop dur et que la Recrue a justement été très bien briefée par le Mime et s’attendait donc à faire un classique pré-Assaut chez un Assassin… ça, personne ne le saura jamais. Toujours est-il que les bières sont appréciées, les pintes vides se remplissent à nouveau, et gratuitement ! Bonne première impression de ce jeune Thomas qui dispose d’un outil remarqué par les Assassins : un porte-clé ouvre-bouteille. Et voilà les Cottier’s brothers qui s’avancent nonchalamment en zigzaguant à travers une terrasse pleine de jeunes filles qui les regardent tellement ils sont beaux. Mais eux, ils s’en foutent. Car ils sont là pour le Club. Et oui, même le Président a réussi à se libérer. Il ne tranchera pas de jambon pour Macron ce soir mais il en tranchera pour le Club. Car il ne vient pas les mains vides, fine coppa et petites olives de Kalamatus. « ça nous change des cacahuètes pourries du Butin » aurait dit le Rôdeur s’il était là. Fort heureusement, pour la qualité de l’Assaut et la bonne ambiance de camaraderie il n’est pas là. Le Vino, lui, est finalement un peu là car bon nombre de ses sosies nous entourent, cherchant probablement à nous duper. C’est donc un vrai gueuleton que s’offrent gratos les Assassins en terrasse du 25 degrés Est ! L’équipe est au complet et les sourires sont grands, un vrai remake du cœur des depp comme dirait le Carto, très en forme. Les titres de films inspirent les Assassins et mettent en verve le Général qui propose un autre remake : Autant en déporte les gens. Moment de bonheur partagé. Le Colonel profite de la bonne humeur collective pour transformer la charcute en diagramme Powerpoint qu’il commente tel un spécialiste de BFM téloche. Les Assassins sont heureux malgré la fine pluie qui commence. Du coin de l’œil le Général remarque une sorte de SDF qui s’approche… c’est le « DJ » de la terrasse qui vient quémander de la thune pour avoir branchez son ordi et sa musique de merde aux enceintes… Mauvais accueil des Assassins. « Mais c’est toi qui nous doit de l’argent pour avoir écouté ton disque » lui rétorque un Butin goguenard. Il comprend vite qu’il n’aura rien. Thomas, de son côté telle une bonne recrue timide continue d’ouvrir les bières pour séduire les Assassins. Quand soudain, c’est la crise, le pack est vide… C’est donc l’heure de partir et pourtant c’est ce moment que choisit le golgoth qui sert de videur à la terrasse pour remarquer notre pack et notre sauciflard (encore dans son emballage) et nous dire (ndlr : vous pincer le nez et dire à haute voix tel un Carto) : « c’est interdit aux pique-niques ici »… Tant pis on partait !
C’est parti pour une marche le long du Canal de l’Ourcq au milieu de tous ces jeunes bobos qui traquent le moindre rayon de soleil pour se foutre à poil, boire des spritz et faire de la pétanque, putain. La troupe marche bon train quand résonne un cri qu’ils connaissent si bien : « Tu la baiiii-se-ras pas ! Tu la baiiii-se-ra pas ». Le Club remarque alors celle que le Butin avait repérée de longues secondes avant eux, accoudée à une fenêtre 3 étages plus haut. A cette distance difficile de dire si elle est belle comme le jour mais c’est flagrant qu’un pauvre type tente sa chance en lui parlant à moins de 5 cm du visage, d’un air détendu (technique bien connue du Vino). Sans se concerter, le Club fait bloc et alpague les pauvres bougres, le Mime démontre ses talents d’acteur en hurlant bras ouverts, le Carto décidément en forme y voit, lui, l’occaz de s’incruster dans la soirée et fonce seul, à la porte de l’immeuble. Espérant combiner avec le Général la technique d’ouverture qu’ils maîtrisent si bien. Mais la dynamique s’estompe quand les gosiers s’assèchent. Il faut reprendre la route. Direction le bar de l’Ourcq qui inspire un autre remake au Kamel, musical cette fois : « Bar Ourcq Ahra ah dona, Bar Ourcq Ahra Jerusalem… » Les puristes auront reconnu Alpha Blondy. Bravo Kamel. Entrée dans le bar mais les serveurs ont plutôt l’air d’avoir envie de faire une pause malgré le monde. Le Président n’aime pas trop. Le Club prend son mal en patience en se foutant de la gueule des looks de hypsters de certains clients dont un vieux sosie du mec à casquette dans Wayne’s world. Les pintes arrivent, les Assassins quittent le bar petit à petit pour s’installer en bord d’eau. Pendant ce temps le Président du Mal doit finalement remettre à sa place le serveur qui rechigne à faire la liste de tous les jus qu’il a. Il a décidément mal choisi son thème avec le Président qui lui demande si « ça le fait chier d’être là ». Ce à quoi il répondra « pardon ». L’équipe se retrouve finalement au complet sur la berge, formant un cercle du Mal qui met en valeur les chaussures bleu et noir et de qualité du Carto. « C’est pas des Pinto, j’achète plus chez Pinto. Je suis monté en gamme » dira avec fierté ce même Carto qui avait pris soin de glisser une jolie fleur dans sa bottine pour l’occasion. Le calme avant la tempête. Le Peyo est décidément éreinté par ses petits massages de l’après-midi et présente beaucoup de difficulté à ouvrir les yeux et la bouche. Le Butin et le Mime se lèvent pour observer un jeune papi qui récupère ses boules de pétanques sans se fatiguer grâce à un ingénieux fil aimanté. L’objet fait rêver les deux feignasses et déjà ils entrevoient d’autres façons de s’en servir. De dos, les golgoths impressionnent le Club et bouchent la vue par la même occasion. Parti pisser à la pissotière, le Général met la main sur un nouveau Vino, de grande qualité, qu’il s’empresse de faire découvrir au Club. Séance photo avec lui et hésitation à l’emmener de force avec le Club pour qu’il soit notre Vino d’un soir. Finalement non. Le Colo fera plutot semblant d’enculer le Président pendant qu’il pisse, c’est bien plus golri. C’est l’heure de repartir, direction le Camarade Boris, au niveau du pont.
Chez Boris, c’est plus un resto qu’un bar mais l’arrivée massive des Assassins redonne le sourire au restaurateur qui voit une occasion toute trouvée de faire remonter son chiffre d’affaires probablement en berne. Le concept du lieu, nous faire replonger dans une sordide ambiance russe communiste de la période Staline. Rouge dominant, objets communistes, style vêtements de soldat (on y reviendra) et noms de burgers marrants, style le burger capitaliste, ahah. La tournée s’élance alors que les Assassins se sont attablés dans le coin du resto. Vin, bières et Ricard. Les premières divergences se font sentir. Le Colonel remarque la roue des cadeaux qui permet de gagner à boire et d’autres trucs quant t’es venu déjà 10 fois… Mais le Colo ne l’entend pas de cette oreille et n’aura de cesse de faire tourner la roue en criant « Vin gratuit, vin gratuit ». Puis en allant voir la serveuse pour lui répéter ce qu’elle vient d’entendre très fort « vin gratuit, vin gratuit ». Et même de tenter la variante séductrice : « Chardonnay, I love Chardonnay ». Rien n’y fera. Le Colo et le Général abandonnent cette belle initiative pour monter pisser. A l’étage, pas de table mais une sorte de décor de caisses de bois qui sert de podium à des bouteilles d’alcools qui semblent pleines… l’œil du Colo frémit il voit déjà son prochain haut-fait. Mais le Général le ramène à la raison, il est trop tôt. Ils vont donc pisser. Le Colo ressort des chiottes, d’une joie beaucoup trop extrême pour qu’elle soit causée par le bien, avant de déclarer à la manière du Vino : « pipi dans poubelle, pas cool mais rigolo ». A la redescente c’est la douche froide, les Assassins les plus faibles ont décidé de commander à manger, des burgers et tout. Le Kamel est médusé, il disserte discrètement sur la fin du Club car ce qu’il voit est selon lui symptomatique d’un Club en plein déclin. Il décide donc de partir, accompagné par le Butin, le Mime, le Colo et le Général qui en sortant, indique à la recrue que sa mission est de repartir avec la chapka accrochée au-dessus de leur table. À partir de ce moment-là, le Butin et le Mime ne formeront plus qu’une seule et même personne, avide de prestations d’acteurs devant de jolies filles.
C’est au Panam Brewing Club juste en face du resto que la moitié du Club poursuit l’Assaut. Les 5 compères s’installent en terrasse, les premières pintes arrivent avec le Colo. Ça trinque, en bonne ambiance. Et voilà le Batou qui se ramène tranquille, comme dans un moulin. « Je passe boire juste une bière ». Les gentilles discussions s’engagent et voilà que le Mutin (fusion du Mime et du Butin) commence son périple fou à la recherche de fifilles qui rigolent. C’est d’abord sur un groupe de vieux allemands qu’il jette son dévolu avant de filer au bar pour quelque chose de plus satisfaisant physiquement. Entre temps les mangeurs rejoignent la troupe, tout étonnés d’y voir un Batou pépouze qui n’a de compte à rendre à personne sur ses allers/retours dans le Club. Le Général agacé décide de suivre le Mutin qui promet de belles actions. Et c’est accoudé au bar qu’il retrouve cet être constitué à 50% de golgothité, 25% de malice et 25% de charme. Le voilà déjà à sa besogne en train de faire rire une charmante barmaid, bien décidé à faire mentir le vieil adage qui dit que « femme qui rit, à moitié dans le lit du Vino ». « Ahaha elle est ou est ma carte bleue ? choisie bien coquine ! Ahahah je la trouve pas… Ahaha met nous un cocktail bien fort mignonne ! Ahaha d’accord, ahahah je t’aime ». Scène impressionnante, démonstration de force du Mutin qui profite de l’orgasme de la serveuse pour dérober subrepticement une série de petites tasses à cafés et leurs coupelles qui seront discrètement confiées aux Général, un peu parce que c’est pratique et un peu aussi pour qu’il s’en aille et laisse le Mutin tout à son œuvre. Dehors la frénésie s’est emparé du reste des troupes car dans sa quête folle de notoriété la Recrue s’est emparée d’un calot militaire russe subtilisé dans le restaurant précédent. La joie est palpable, le calot passe sur toutes les têtes des Assassins avant de finalement couvrir pour le reste de la soirée le crâne délicatement poli du Butin qui vient de terminer sa fusion avec le Mime. Quelques pipis dans le canal du haut de la terrasse et c’est déjà l’heure de partir vers d’autres cieux. Un petit bar caché dans une rue adjacente figure sur la carte. Mais il va falloir marcher quelques minutes et c’est sources de grands dangers pour quelques Assassins éméchés.
Sur le chemin, longeant la partie nord du canal de l’Ourcq, les tentations sont grandes avec toutes ces mignonnes, toutes ces mille vierges, qui dansent en cercle dans l’esprit des Assassins qui confondent les mots et le tee-shirt du Butin avec la réalité. En haut d’une péniche-bar gentiment amarrée en bord de quai, le Butin (encore lui), le Colo et le Batou repèrent une jeune demoiselle qu’il serait bon de courtiser. Sans en avertir personne, comme le conteur s’en était douté quelques lignes avant, les trois compères foncent tête baissée à l’intérieur et le reste du groupe se retrouve au bar prévu amputé de ces bons éléments. Qu’à cela ne tienne, le Kamel lance une tournée et ravive les cœurs des Assassins attablés en terrasse. Les discussions vont bon trains et la recrue découvre avec bonheur ce que c’est qu’un Assaut. Ivre de joie, il enchaîne les blagues, notamment en arborant désormais une cravate nouée autour du crâne. Les 3 compères déchus retrouvent la bande à ce moment-là. Le Kamel rappelle alors au Batou qu’il doit payer une demi tournée. La demande ne plait pas au Batou qui choisit de se plaindre avant tout de même de s’exécuter. Le Kamel soulignera habilement : « Putain il nous pisse au cul sans ass blaster et on s’laisse faire putain ! Ça dégorge, ça coule sur les bords et on s’essuie même pas… Le mec trop content parce qu’il a un appart vert refait par sa meuf qu’il a lâché pile quand elle a eu terminé. Bel esprit. ». Les verres se remplissent malgré tout et la faim se fait sentir. Quelques hot-dogs, seule denrée proposée par le bar, sont alors commandés. Mais c’est alors que le Butin, qui s’était longuement isolé avec le Colonel pour parler de choses sérieuses qui ne doivent pas être dites aux autres Assassins, découvre le prix du hot-dog et s’offusque violemment. « 5 euros !? Tout ça pour une saucisse dans du pain !? Eh beh jamais je paye ça ! ». Pas d’autre au revoir, le Butin tourne ses talons, claque la porte et file droit vers chez lui. Le Général curieux suivra des yeux le malheureux pour s’assurer qu’il ne s’agit pas là d’un blague mais non. La troupe étonnée s’excuse auprès du malheureux barmaid appeuré par ce barouf d’honneur. Le hot-dog sera finalement absorbé par un Carto décidément difficile à rassasier ce soir-là. C’est d’ailleurs ce dernier qui, voyant la pluie battante s’abattre sur le refuge du Club, proposera un « Van Uber du Mal» ayant la capacité de transporter la quasi totalité du Club vers la fourmi. S’en est trop pour le Batou. Les autres s’entassent et filent à la fourmi s’abreuver une dernière fois avant la fin du monde. Le trajet est chaotique. Beaucoup de blagues, beaucoup de joie car la configuration des sièges est façon limousine face à face, ce qui permet aux Assassins d’échanger beaucoup de blagues nohomo. Le dernier bar est très confu dans l’esprit du Général mais probablement que les choses se sont mal passées. C’est l’essentiel. Gloire à Quasimageot, Vive le Club.
Le Général