19h30 : les Assassins arrivent gentiment à tour de rôle dans l’antre des Butins. Et découvrent à leur grand étonnement la présence du Batou, qui n’étant pas Assassin, n’a soit dit en passant rien à foutre ici. Mais bon tout part en couille alors on va dire que c’est pas grave. Des gentilles bières, du mauvais vin rouge amené par le Général, et des gentilles pizzas sont distribués en guise d’amuse bouche. Sauf la dernière pizza qui n’était pas gentille du tout car datant de la veille et cramée. Le point Godwino est atteint dans un délai record grâce à la Butine qui se demande ce qu’ont bien pu faire les Assassins à Mathilde pour qu’elle les déteste à ce point. Eux le savent. Il est aussi question d’etre né à Tarbes pour ce qui est d’expliquer l’animosité à l’égard des assassins. Mais bon Pau c’est pire. Le Rodeur annonce qu’il a quitté son travail et qu’il va donc revenir à Paris pour la plus grande joie du Club. C’est l’occasion pour le Carto de rappeler comment on se doit de quitter son taf, à savoir en jetant son ordinateur dans la gueule de son collègue et non pas en étant « cool avec son binôme ». Le Peyo a déménagé dans la journée et s’apprête à vivre une seconde jeunesse en tripotant des jeunes collègues SNCF prises en levrette avec leurs gilets rouges. C’est l’occasion pour lui de narrer son histoire car le Général ne comprend pas la sombre histoire familiale du Peyo moitié algérien, moitié espagnol, moitié parisien (oui il y a 3 moitiés, c’est moi qui raconte je fais ce que je veux). Au final ce sera peu intéressant mais tout le monde aura compris la quête d’identité désespérée du pauvre Peyeur qui s’est totalement inventé un patrimoine basque et un mauvais accent du sud ouest, triste. De son côté le Général convient avec le Butin et le Kamel qu’il serait de bon ton de réaliser une vidéo déguisé en chat qui lape une soucoupe de lait. Ils s’exécutent tant l’idée est bonne. Plein de bonnes blagues sont inventées comme la pluie de sperme sur la voisine du dessous et les prénoms d’enfants rigolos (parti de Joseph, le prénom de l’enfant de l’ami du Carto qui fera sursauter le Kamel suivi d’un « c’est pas mal »). Notons que personne n’a relevé que Josef est aussi le prénom de monseigneur Goebbels, qu’est-ce qui nous arrive ? Tout le monde parle très fort et la pièce raisonne, il est temps de partir. La Butine envoie le Peyo faire passer le message comme quoi elle va se joindre à nous ce qui rend fou de rage le Kamel car ce serait bafouer la première règle du Club. Mais voilà il existe des exceptions donc l’idée est validée après un vaste débat et des moues dubitatives, ce qui fera finalement dire à Elo qu’elle n’a plus envie de venir.

22h30 : le premier bar sera le Cinquante situé rue de Lancry. Une tablée se libère pile à l’arrivée du Club comme par magie, ce qui rend très très heureux les Assassins. Chose incroyable le Peyo paie la première tournée, probablement pas seul mais comme d’habitude personne n’est témoins du règlement. Bien sûr le ricard du Carto est totalement zappé dans la commande ce qui contraint le Peyo a redépenser encore de l’argent, Deux euros et ce n’est pas rien, pour réparer l’oubli. Encore une dépense et comme dirait le père du Butin « acheter, acheter… jamais vendre ! ». Impossible de se souvenir des sujets évoqués mais probablement les cotisations, les nouveaux tee-shirts, le logo du Club et l’exclusion du Colonel. Ah si, les Assassins annoncent fièrement leurs poids respectifs un peu comme des gonzesses, ce qui fera dire encore une fois au Peyo que nous sommes un Club de nazis gays, ce qui est peut-etre un peu valorisant ou pas. On apprendra quand même que Soso sur scène pèse 104 kilos et le butin 92 (« il a perdu 4 kilos » m’avait d’ailleurs glissé la Butine très fière de son homme, elle aurait failli rajouté « on revoit son zizi maintenant »). Soso sur scène fabrique une immense pyramide de verres et il est temps de partir. Sur le chemin, toute fille en terrasse sera alpagué par le Butin demandant de faveurs sexuelles pour le Peyo.

23h30 : Autre bar au bout de la rue, à l’angle. Bon accueil des gérants qui reconnaissent en nous la fougue de la jeunesse. Là aussi une tablée se libère pour nous, c’est ça le respect de Quazizi. Le Général et le Butin se dirige aussitôt vers le bar pour commander les 8 mêmes cocktails dont j’ai oublié le nom mais qui bourrent bien la gueule. Là, ils feront connaissance de Michel un bon vieux pilier de comptoir comme ils les aiment. Michel sera gentiment tancé par les deux acolytes jusqu’à lui faire prouver qu’il avait bien une femme japonaise. Alcool aidant les danses vont bon train, les Assassins sont remarqués par les MILFs du bar. Ce qui donnera l’envie au Butin de mettre en route son nouveau jeu favori, « les petits papiers avec des questions écrites dessus ». Il envoie d’ailleurs le Général en distribuer un à une très jolie blonde en terrasse. Celle-ci d’abord séduite par l’attention finira finalement par déchirer le mot doux sur lequel il était pourtant gentiment demandé « Est-ce que tu veux pépom mon pote ? ». Le Butin attristé par une telle réaction redouble d’imagination et prépare une série de mots doux qu’il vient lui même montrer à la demoiselle : « Pardon », « Nous sommes des romantiques », « Pas des gougeats », « « Est-ce que tu veux pépom mon pote ? ». La fille n’y prêta finalement pas grande attention car sa copine l’avait prévenu d’un « putain c’est le pote de l’autre qui est venu tout à l’heure ». Le Batou se marre, le Club est dubitatif quant à sa présence. Il est temps de partir. Dans la rue le Butin et le Mime feront semblant de doigter les jeunes filles nues des couvertures de magazines X qui sont affichés sur la devanture d’un kiosque fermé. Ça nous fait beaucoup rire.

00h30 : Direction la place de la République où le Butin a repéré un petit bar tout en longueur qui ne paie pas de mine et qui pourtant est bien sympathique. Des cocktails bien travaillés sont là aussi commandés. Le Kamel se demandera tout de même « où est l’alcool » mais bon « quand c’est bien on doit pas le sentir »… Alors grand débat est ce que les cocktails sont bien faits ou est-ce qu’on s’est fait enculer ? Pas facile. Pendant ce temps le Carto s’est habilement rapproché d’une jolie jeune fille, une libraire ai-je entendu, à qui il explique sa passion pour Dostoïevski… Bien sûr elle n’était pas en 4e C en cours de Français avec le Carto pour savoir que celui-ci a pendant longtemps eu beaucoup de mal a aligner trois mots sans faire de faute. Bien joué de sa part. Malheureusement alors que tout semblait bien parti pour lui, il se lève pour recommander à boire et Soso entre en scène. Je ne connais pas la teneur exacte des propos mais il semblerait que l’idée générale était « Est-ce que tu veux pépom mon pote ? ». ça, c’est pas du Balzac et la petite libraire la bien sentit… Elle n’adressera plus la parole aux Assassins. Le Rodeur nous fait remarquer que le Peyo s’est éclipsé, soudainement frappé par la mélancolie de tous ces petits boules en gilet rouge SNCF qui l’attendent. Le Butin saura trouver les mots justes pour lui redonner du baume au cœur : « Je vais trouver une meuf qui veut bien te pépom ». Sur ces mots le jeune Peyo laissera ses frères dans l’errance et regagnera son nouveau studio de Guy Moquette. Les Assassins quittent le bar pour en trouver un autre. Sauf ce con de Rodeur qui décrète seul dans son coin qu’il est l’heure du Grec.

01h30 : Le Général indique le bar préalablement repéré avec le Vino quelques jours plus tot lorsqu’ils sont allés récupérer la nouvelle monture hypster de ce dernier. Le bar les accueille avec fougue mais la gérante, mignonne qu’elle est, se rend vite compte que ça ne sera pas facile ou marrant, pour elle. Des cocktails de bonne facture sont commandés. Le Butin et le Batou visitent les lieux à la recherche de la salle à partouzes, en vain. Les discussions sont vagues et floues, les souvenirs peu nombreux et le plaisir bref car le bar va fermer et le denier métro bientôt passer. C’est le moment que choisi le Rodeur pour réapparaître à notre table, sifflé par ses frères.

02h00 : les Assassins quittent le bar précipitamment. L’histoire nous apprendra que le Carto était à ce moment seul aux toilettes, oublié de ses frères sans au revoir. Certains s’envolent pour le métro, d’autres pour un maxi grec bien mérité.

Le Général